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1 an.

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I miss the summer…

Je n’arrive pas à me souvenir de la dernière fois où j’ai nagé dans l’océan. Je ne me souviens plus vraiment non plus de ce que ça fait que d’avoir du sable collé à la peau et du sel dans les cheveux.
Je n’ai jamais fait de surf mais depuis qu’il fait si froid et que je suis obligée de me transformer en oignon dès lors que je veux mettre le bout de mon nez dehors, j’écume vimeo à la recherche d’images de mer, de soleil et de gens qui passent leur vie en maillot de bain sur des planches de surf, en fermant les yeux et en me collant au radiateur, je pourrais presque m’y croire.

En attendant, je vous mets deux petites vidéos que j’ai drôlement aimées, du soleil comme on en voudrait plus et une petite tortue qui nage tranquillement dans l’océan.

Bonne semaine !

:)

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C’est ici que l’on se quitte…

J’avais vraiment vraiment adoré “Le livre de Joe“, c’était un de mes vrais gros coups de cœur littéraire de l’année dernière, du coup toute pleine de préjugés positifs sur Jonathan Tropper, je me suis dis que j’allais lire un autre de ses livres. (en fait pour être très honnête, j’avais prévu d’offrir ce bouquin à Noël mais je l’ai finalement gardé) (ahem). Mon choix s’est donc porté sur “C’est ici que l’on se quitte“, pas parce que le titre m’a particulièrement inspiré… mais parce que cétait le seul livre de Tropper qui était disponible dans la petite librairie pas loin de chez moi… (moi je crois fort au hasard en terme de choix de livres).

Et je n’ai pas été déçue.

Je n’ai pas été aussi transportée que j’ai pu l’être avec le “Livre de Joe” qui m’avait pour le coup sincèrement émue (que celle qui n’a pas chouiner en le lisant lève la main), mais j’ai trouvé ça vraiment chouette. Les thèmes restent similaires, des histoires de famille (avec un malade ou un handicapé dedans), des conflits à régler, de l’amour maladroit, du lien, de la rupture, des décès… mais le style de Tropper est là. Truculent. Intimiste. Ultra-cynique.

J’adore… (et je conseille donc).

Et comme des extraits valent mieux qu’un long blabla plein de “c’est trop bien je te jure”:

“L’érection du matin est une manifestation d’optimisme d’un pathétique sans égal. Je suis déprimé, sans amour et sans boulot, cantonné dans un sous-sol, et qui plus est en deuil, et voilà que comme une horloge bien réglée, ma queue sort fièrement de ma braguette désespérément inutile, et se dresse pour saluer le jour nouveau. Ainsi donc, chaque matin, je me retrouve face au même dilemme: pisser ou me branler. C’est à peu près le seul moment de la journée où j’ai l’impression d’avoir le choix.”

“Ses doigts minuscules s’accrochent à mon menton avec une force surprenante, comme si mon menton pouvait lui sauver la vie, comme si c’était là l’objet pour lequel elle avait tant pleuré. Je m’assieds sur le lit, pose sa petite tête contre mon épaule et respire sa douce odeur de bébé. Un jour, elle va vieillir, et le monde extérieur commencera à la tourmenter. Elle piquera des colères mémorables, elle aura besoin d’un psychothérapeute, ses seins pousseront, elle aura des boutons, elle s’engueulera avec ses parents, s’inquiètera de son poids, elle flirtera, se fera briser le coeur, elle sera heureuse, se sentira seule, elle sera compliquée, elle sera perdue, elle sera déprimée, elle tombera amoureuse, se mariera, et enfin elle aura un bébé, semblable à ce qu’elle est aujourd’hui. Mais pour l’instant, elle est pure, intacte, merveilleuse.”

Et le résumé du livre version Evène qui ne donne pas envie de le lire alors qu’en fait c’est bien:

Qu’est-ce qui est pire que d’aller enterrer son père ? Réponse : passer les sept jours de deuil qui suivent enfermé avec sa propre famille de dingues… Pour Judd, qui nage en pleine déprime, cette semaine de Shiva’h pourrait être la pire de sa vie. Famille, je vous hais ! Heureusement, il y en a au moins un qui n’est plus là pour voir ça…

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Les émotifs anonymes

Des larmes.

Des larmes qui roulent sur les joues sans même que l’on s’en rende compte et s’en vont former de petites tâches sombres sur votre pull, des larmes d’émotion, d’empathie, juste parce que “ça parle” et que ça entre en résonance, parce que ça pourrait être moi, parce que ça a été moi.

Des larmes de chagrin devant lesquelles l’adulte s’efface, de tristesse qui colle au cœur comme du goudron, de blessures qui ne cicatriseront sans doute jamais tout à fait et avec lesquelles il faudra composer, indissociables de ce que l’on est. Blessures d’enfant, mal-amour qui vous laisse vulnérable et boiteuse.

Des larmes d’inquiétudes, difficiles à discipliner, grosses larmes brulantes qui se nourrissent de peur et gonflent sous les paupières comme des baudruches… des larmes pleines d’appréhension et de souffrance anticipée, qui vous font poser la main sur le mur pour ne pas trébucher.

Des larmes d’épuisement, silencieuses… des larmes de “trop plein”.

Des larmes qui n’ont pas d’autre vocation que celle d’emporter avec elles toutes ces émotions et de les laisser s’évaporer sur mes joues.

Des larmes.

48h et des multitudes de larmes différentes.

Au final, juste quelques microgrammes de sel sur ma peau. Lire plus…

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Les bains…

J’aime bien prendre des bains.
C’est enveloppant, rassurant… ça m’apaise.
Je fais toujours couler l’eau très chaude et puis j’y mets un pied. Pied que j’enlève aussitôt en poussant un petit cri de surprise et de douleur, parce que l’eau est à chaque fois bouillante, à chaque fois un rien plus chaude que ce que je pensais… Alors, je me recroqueville sur le bord de la baignoire et j’attends patiemment que l’eau refroidisse, un peu… Parfois je lis distraitement un livre, parfois je ne fais strictement rien…
De temps en temps je mets un peu d’eau froide, quand j’en ai assez d’être patiente. Et alors je marche dans la baignoire à petits pas pour mélanger l’eau, trois pas dans un sens, trois pas dans un autre, de petites longueurs mécaniques et répétitives dans lesquelles je m’absorbe. J’aime bien mélanger l’eau avec mes pieds.
Tout comme j’aime le bruit de l’eau qui coule.
Elle est un peu idiote cette phrase, et pourtant je souris en l’écrivant parce qu’elle est vraie, j’aime le bruit rond et chantant de l’eau… d’ailleurs puisque j’en suis à remplir ma hotte de clichés, j’aime aussi l’odeur de l’herbe coupée, de la terre après la pluie, et de la bougie que l’on vient de souffler.
J’aime ça terriblement.
Je le prends chaud mon bain, bouillant même, à en avoir les cuisses et le ventre rouge. Chaud parce que la chaleur m’anesthésie, chaud parce qu’alors la pièce se remplit de buée et que mes cheveux se collent en petites mèches sur mon front moite, et surtout chaud parce qu’un chagrin dans un bain bouillant n’a ni la même gravité ni la même lourdeur qu’un chagrin dans un lit froid.
Parfois je prends un livre, et au bout de longues minutes je m’endors, bercée par la chaleur.
Parfois encore, je mets ma tête sous l’eau et je retiens ma respiration en égrenant méthodiquement dans ma tête les secondes qui passent.
Le bain est quelque chose de particulier pour moi.. C’est un endroit où je ressens une multitude de choses… où je laisse se dissoudre dans l’eau mes pensées grises, mes tristesses et mes déceptions ordinaires comme autant de petits comprimés effervescents et c’est en même temps un endroit si anesthésiant que je n’y ressens presque plus rien.
Presque…

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Et la Normandie, c’était comment ?

Quelques petits clichés d’Août dernier pris en Normandie. Le ciel bleu, la mer, les bateaux, les falaises, le soleil qui se couche, les “gros poulets” (i.e. tout ce qui vole avec moi…). Je les regarde avec envie ces photos, toute emmitouflée dans mon écharpe que je suis. Tout ce bleu et ce vert me frappe la rétine et me donne des envies d’ailleurs, là où il fait plus doux, plus chaud, et où le soleil se couche plus tard… Et en même temps je sais qu’il me suffit d’être patiente et de profiter de l’hiver pour mettre ma tête et mon corps au repos, soigner mes petits bobos, domestiquer mes petites angoisses de l’avenir… parce que le printemps reviendra dans quelques mois.

Les saisons ont ça de bon et que même si il fait froid et gris en ce moment, le bleu et le vert reviendront inéluctablement.

Des clichés de la (très très très) belle Normandie donc, et un mini-périple qui nous a amené de Deauville à Fécamp, en passant par Honfleur et Yport.

Vous ne trouverez aucune photo de Deauville ici, je crois bien que je n’aime plus cette ville… elle me fait penser à une vielle bourgeoise qui sent la laque et porte de gros cailloux aux doigts, trop “riche” et trop “parisienne” pour moi. Par contre j’ai eu un vrai coup de cœur pour Honfleur et son port, son manège de chevaux anciens, ses petites rues pleine de charme… Bien sûr qu’il y a beaucoup de touristes mais il y a dans cette ville un côté plus “bon enfant” et moins prétentieux qui m’a davantage plu.
Et puis la côte, Etretat avec ses falaises sublimes (et un ciel de fou, juste après l’orage), les petites villes de Yport et Fécamp… je vous laisse regarder et respirer l’air marin.

:)

*Honfleur*

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