21/05/2012La petite biscotte…
Contrairement à ce que pourrait laisser penser cette photo, les éditions 10/18 n’ont pas sorti une collection capsule de livres reliés au masking tape (encore que je suis certaine que ça trouverait un public… Søren Kierkegaard avec des petits pois sur la couverture, ça donnerait tout de suite davantage envie non ?). Depuis un tout petit peu plus d’un mois j’ai une nouvelle petite pensionnaire à la maison, une petite cocotte qui est prompte à faire des conneries. Ce n’est pas facile d’en parler ici mais mon gros père est mort. Et ça a été terrible pour moi. Vraiment. J’ai eu du chagrin comme je ne pensais plus être capable d’en avoir et ça m’a laissée profondément malheureuse… Chacun a des affinités différentes avec les animaux, moi… disons que je suis en général une fille à bestioles. Je les aime ces petites choses. J’ai toujours vécu avec et je ne me vois pas vivre sans, sans doute parce que je chéris sincèrement ce lien très spécial que l’on arrive à créer avec eux. Alors quand mon petidou est mort, ça m’a laissé un trou béant dans le cœur. Vous comprenez, c’était ma petite bête, mon gros père. Mon petit chevreuil qui sautait sur le lit le matin pour me dire bonjour, qui grimpait sur les chaises et courrait avec des paquets de kleenex ou des feuilles dans la bouche dans tout l’appartement comme un petit fou. Mon petit lapin qui venait m’attendre sur le tapis de la salle de bain quand je prenais ma douche et qui se blottissait contre ma cuisse lorsque je regardais la télé le soir. Mon gros chat qui me donnait des coups de nez sur les chevilles pour que je laisse pendre ma main et que je me mette à le caresser.
Ma bête.
A moi.
Et puis finalement, l’absence, le vide et le sentiment que je n’étais définitivement pas bien sans m’ont conduit à avoir envie d’une autre petite bête. Et ça nous amène ici, avec Craquotte, une petite femelle de 4 mois qu’il a fallu que j’apprivoise. Et croyez-moi, ça n’a pas été facile cette histoire parce que la bestiole est farouche… J’en ai passé des soirées à lire assise par terre pour qu’elle s’habitue à ma présence. Mais après avoir saoulé tous mes amis avec des “non mais elle ne m’aime pas en fait” [il faut dire que c'est un modèle de lapin qui te file des coups de tête pour que tu lui fiches la paix], “non mais ça ne marchera jamais, tu te rends compte, et si elle reste sauvage A VIE ?“, les choses se passent finalement en douceur… Je lui apprends à ne pas pas manger la table du salon, ni mes livres (ahem), ni mon bureau, ni mon fauteuil IKEA, ni mon meuble en rotin, et elle, elle s’entraine pour le semi-marathon avec obstacles et elle vole à peu près tout ce qui est (très) vaguement comestible (hop, la tablette de chocolat, hop le set de table en osier, hop la déclaration de revenus).
Une nouvelle histoire qui commence donc…
























