On dit que le bonheur se construit à pas feutrés, moi je dis qu’il se construit sur un dimanche après-midi partagé avec des gens que vous aimez, sur une sieste dans un parc, sur la sensation de l’herbe sous vos pieds nus, sur la main d’une amie qui serre furtivement la votre dans une salle de cinéma, sur une promenade sans but dans Paris et une discussion à bâtons rompus, sur du soleil qui caresse votre joue à la terrasse d’un café et une chanson qui vous accompagne le temps d’un voyage en métro, sur l’envie stupide de prendre en photos des arbres en fleurs alors que la nuit est déjà tombée.
Le bonheur se construit tout doucement sur ça… sur les autres, ce qu’ils vous offrent, sur le temps qu’ils choisissent de passer avec vous, sur leur envie.
Et si il m’arrivait encore à l’avenir de croire que le bonheur se basait sur autre chose… les absents, ceux qui mentent et les quelques chimères qui reviennent encore parfois habiter mes pensées, merci de me ramener à la raison.
Mon bonheur est à portée de main, auprès des gens que j’aime et qui ne me font jamais défaut… et il serait vraiment stupide que je passe à côté.
… qu’aujourd’hui je suis un peu par là puisque samedi dernier avec MHcestmoi, nous sommes allées nous cailler les fesses dans la nature (comprenez le parc des Buttes-Chaumont) telles deux petites nymphes des bois (enfin surtout elle hein, moi j’avais une écharpe et un jean…) (mais je me suis roulée dans l’herbe et la terre pour compenser)
Je l’aime vraiment beaucoup cette série de photos, c’est une des rares fois où je suis contente du résultat, l’effet photos un peu vieilles, un peu jaunies, retrouvées au fin fond d’une malle dans un grenier.
D’aucun appellerait ça de la cleptomanie, moi j’appelle plutôt ça de la collection de tout petits pots de confiture d’hôtel…
Et comme je suis un peu malade en ce moment et que je m’ennuie fermement chez moi, je reconstitue des batailles célèbres avec lesdits petits pots… (les bleus ont l’air en mauvaise posture mais vu que ce sont des jedis, rien n’est joué…)
Autant j’adore le dimanche matin, autant pas du tout le dimanche après-midi… il y a une zone un peu floue, (je dirais bien une zone twilight mais on m’accuserait encore de 1/ Van Dammisme aigu 2/ d’un intérêt un peu débile pour les vampires (déjà que je passe mon temps à râler sur twitter qu’il me faut du sang pour mes manips…)) en général vers 15h où la journée bascule brutalement du « oh oui ! oh oui ! c’est chouette c’est dimanche, c’est le jour du brunch !!! » au « ouh la la.. putain c’est dimanche. pas du tout envie de retourner bosser demain moi… », le tout accompagné d’humeur spleeneuse et (parfois) de chouinerie.
Sauf qu’aujourd’hui non !
Donc là tout de suite ça n’est que le plaisir du brunch ! (le « repas » le plus génial qui existe à mon sens) et la certitude que demain sera encore dimanche…
La journée d’hier n’avait pas vraiment bien commencé, semi-salto arrière involontaire dans la baignoire, quasi-perte de la vue pour cause de jet malencontreux de shampoing dans mes yeux, plus de Krisprolls à tremper dans mon café, petite averse et bien évidemment pas de parapluie, article un peu embêtant d’une équipe concurrente, présentation à l’arrachée de mon travail devant un Italien ne parlant pas un mot de Français et surtout… SURTOUT, la disparition depuis la veille d’un de mes jeux de clés.
J’avais eu beau le chercher partout, vider mon sac sur le palier la veille (très très classe ça d’ailleurs), retourner entièrement l’appartement, j’étais même allée jusqu’à ranger mon bureau au labo sous l’œil compatissant de Bob(c’est son oeil de gauche, son oeil droit est un peu torve à mon goût) et… rien du tout !
D’où angoisse, jurons, calcul rapide de ohmaismerdecombiençavamecouterdefairerefairemescles etc etc…
Et puis hier soir en rentrant chez moi s’est produit le petit « up » de la journée… la petite chose qui vous donne envie de sautiller joyeusement, de crier votre foi en l’être humain et d’embrasser sur la bouche des inconnus assez beaux (oui parce qu’avec les laids, ça ne marche bizarrement pas) : mes clés (et mon monstre) m’attendaient sagement dans ma boite aux lettres ! (et rien n’avait disparu de chez moi hein !)
Ce qui m’a amené à la conclusion suivante : 1/ il y a du bon en l’homme !!! 2/ c’est tout de même un peu vexant qu’il n’y ait rien de « volable » chez moi…
En ce moment j’essaye d’y aller en douceur, vivre les choses au jour le jour en quelque sorte, prendre le bon quand il vient sans plus trop me poser de questions, sans chercher à analyser, de toute façon la plupart du temps je suis à côté de la plaque, en décalage avec la vérité ou ce que je pense être la vérité, à m’épuiser à vouloir chercher un sens à ce qui n’en a probablement pas.
Je ne suis pas coutumière de ce genre d’exercice, ne pas décortiquer, ne pas analyser, ne pas chercher des explications à tout, ne pas recouper les détails et essayer de les assembler en un puzzle géant de 78 000 pièces… c’est à l’opposé de ma façon de penser et d’être que de me laisser porter par les choses sans chercher à comprendre, sans vouloir mettre du sens derrière tout.
Mais je me dis après tout qu’on « verra bien ».
Un peu de fatalisme et de foi en l’avenir, du fameux lâcher-prise que j’ai tant de mal à maitriser pourrait après tout ne pas être si délétère que ça…
A voir…
Et en attendant et sans transition, un peu de Feist pour commencer cette semaine printanière. Feist - Mushaboom envoyé par ListenToFeist. -
Attention, autant prévenir tout de suite, ce post n’a absolument aucun intêret (tout comme cette journée d’ailleurs que je passe à essayer de trouver le juste équilibre entre « cafeine-youhou je suis réveillée ! » et « caféine-je crois que mon cœur bat si fort qu’il va sortir de ma poitrine et éclabousser le clavier ! »).
Je me pose depuis quelque temps une question récurrente, faut-il (ou pas) que je me fasse opérer de ma myopie ? un coup de laser, un petit bout de cornée en moins et… et… une vie qui deviendrait soudainement fabuleuse et romanesque !!! sans buée sur les lunettes quand j’ouvre le four ou qu’il fait froid, que j’entre dans le bus après avoir piqué un sprint (si si, mes yeux peuvent être très très chauds quand je cours), sans goutelettes de pluie sur mes verres, sans lentilles de contact lyophilysées sur mes yeux au petit matin pour cause d’oubli après une soirée un peu trop arrosée (du genre de celles des anniversaireS d’Alex*), une vie avec la possibilité de voir qui me lamine le flanc avec ses pieds pointus à la piscine (et de qui je dois me venger donc)… Beaucoup d’avantages en somme… Sauf que. Je crois que j’aime bien être myope en fait, juste pour les petits matins… me lever et rester un peu dans le flou, ne pas distinguer tout à fait les choses, boire mon café bouillant dans cette ambiance un peu cotoneuse… ça me donne un sentiment de « protection » que j’aime beaucoup, comme si tout était un peu moins violent, un peu plus doux. Alors c’est vrai que je ne suis pas bien maligne sans mes lentilles, que je dois plisser les yeux pour essayer de voir les choses ou m’approcher ridiculement près mais il n’empèche que je continue à me poser la question. Je le fais ou pas ?
… ça se sent tout de suite que la talentueuse Joëlle a l’habitude de faire de la photo de concert et de prendre de grands et talentueux rockers sur le vif…
(d’ailleurs si quelqu’un a les coordonnées de l’impressario des Gipsy Kings, ça nous aiderait vachement Michel V et moi…)