Le petit monde de balbc
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Du mystère du sushi d’argent…
Bon à dire vrai, je ne sais pas bien comment broder et inventer un mythe autour du sushi d’argent, mais tout ce que je sais c’est qu’il y a bel et bien un mystère en relation avec les sushis me concernant. Force est de constater que lorsque je ne vais pas très bien, que je suis un peu down, un peu tristoune… j’ai tendance à vouloir systématiquement commander des sushis.
Alors on est bien d’accord que comme "objet/moyen" de compensation il pourrait y avoir pire.. je pourrais me vautrer dans la pizza, me baigner dans les frites ou dépenser l’équivalent de 4 mois de salaire chez Asos (en vrai, moi j’aurais plutôt tendance à les dépenser sur le site "lampe rococo today" mais je sens bien que je risquerais de galvauder la toute nouvelle image de moi un peu hype que j’essaie désespérément de propager en l’avouant) mais ça reste tout de même un grand mystère ce réflexe de commander de la nourriture japonaise lorsque ça ne va pas trop.
Il faut me voir attendre toute impatiente -en chaussons edelweiss escarpins de femme attractivemaispasvulgaire- que le livreur gravisse les 4 étages qui mènent à chez moi avec son casque de scooter sur la tête pour m’apporter ma livraison dans son petit sac en papier brun (je n’ai d’ailleurs toujours pas compris pourquoi il gardait son casque sur la tête, et je me dis que la montée doit être en fait rudement dangereuse et que du coup, moi qui la fait tête nue ou au pire coiffée d’un bonnet, je suis une fille hyper aventureuse et courageuse…) (oui ma vie est un peu merdique en ce moment, je vous l’accorde).
Au final je m’interroge, suis-je la seule à faire ce genre de choses ? d’où provient cette addiction ? Y-a-t’il des métaux lourds dans le poisson ? Pire, y-a-t’il une sorte de drogue comme celle qui existe dans les Granola ? (ne mentez pas, vous savez très bien qu’il y en a.) Les omega 3 gna gna gna du poisson déclencheraient-ils une sécrétion inhabituelle d’endorphines au niveau de mon hypophyse et de mon hypothalamus ? Suis-je inconsciemment fascinée par le livreur sans visage ? Une partie de moi essaie-t-elle de se persuader qu’il s’agit là d’un des Daft Punk ?
Autant de questions qui restent sans réponse à ce jour…
Et ce soir ?
Ben ce soir je vais commander des sushis…
Daft Punk - Harder Better Faster Stronger (Interstella)
envoyé par emipubfrance.
Non mais c’est parce que…
Jusqu’à présent j’arrivais assez bien à déguiser mon inculture musicale derrière des excuses un peu moisies, la dernière en date* étant la fumeuse « non mais je vis en Suisse tu vois, et on n’écoute pas vraiment ça là-bas » que je brandissais avec beaucoup de conviction dès qu’on me demandait si j’avais entendu parler de tel ou tel groupe un peu pointu (qu’en bonne ignare que j’étais, je ne connaissais bien évidemment pas)
Alors, on est bien d’accord que cette excuse est quand même pas mal foireuse et "so cliché", mais elle passait la plupart du temps auprès du Français condescendant et légèrement jaloux qui a tendance à détester secrètement le Suisse qui fait (dans son imaginaire hein !) ce qu’il aurait bien envie de faire lui aussi (conduire des Ferrari, acheter des maisons au bord du Lac Léman, manger des cuchaules, se baigner au milieu de lingots d’or (mais ça c’est un peu douloureux en fait)…) et qui a en plus la politesse et la délicatesse de ne pas trop en parler pour ne pas vexer.
Bon, le souci est que je suis revenue en France depuis quelques mois et qu’il va falloir que je trouve d’autres excuses pour justifier ma culture musicale proche de celle des plus de 60 ans qui regardent M6 boutique le matin…
Bref, tout ça pour dire quoi ?
Tout ça pour dire qu’on m’avait parlé de Late of the Pier il y a pas mal de temps mais que je n’avais pas eu la curiosité d’aller écouter ce qu’ils faisaient, jusqu’à ce week-end…
Et qu’en fait j’aime assez (oui, même l’orgue Bontempi et les filles bien plus jolies que moi dans le clip) (même si j’ai des envies malsaines de leur raser la frange (et uniquement la frange) en ricanant un " ah ah ! tu fais moins la maligne maintenant hein !")
Sur ce, je vous laisse, aujourd’hui est un jour avec sang et il vient juste d’arriver…
Oui, je sais, c’est bizarre pour moi aussi quand je le dis.
*celles d’avant étant « oh la la pfiouuuu, j’ai fait des études super longues tu sais, du coup je n’ai fait que travailler ces 30 dernières années moi» ou encore « ouais je ne connais peut-être pas mais je sais faire une PCR , ET TOI ? HA ! »
Dis moi…

Cet après-midi je n’avais qu’une seule chose en tête.
Cette chose-là juste au-dessus sur la photo.
Mon lit.
Une seule obsession complètement autiste : rentrer immédiatement chez moi, enfouir ma tête dans mon traversin et me pelotonner sous la couette jusqu’au lendemain… On m’aurait mis Brad Pitt tout nu en face de moi que je n’en aurais pas voulu. (Robert Downey Jr. je ne dis pas par contre…)
Alors du coup, je me suis demandée ce dont avaient envie les gens autour de moi à ce même instant précis où je fantasmais sur ma couette magique.
Juste-là.
Et je peux vous dire qu’aujourd’hui entre 17h et 18h certains avaient envie d’un appart F2 60m² avec vue sur le Louvre pour 600€CC, d’un Canon 5DMII avec un 85mm 1.2, de jumelles pour un plan cul, d’un million d’euros ou de collègues avec un QI supérieur à celui d’une huître, de sexe parce qu’ils avaient déjà bien mangé à midi, d’une thèse déjà rédigée, d’un câlin qui durerait longtemps, d’un Caffè Mocha à la cannelle et de Jude Law nu sur un Chesterfield, de quitter leur job ou d’en changer, de 10 000€ sur leur compte en banque ou d’une fellation, d’une religieuse au chocolat et d’un mari, de se téléporter jusqu’à Johannesburg par pur caprice et parce que c’est déjà l’été là-bas, d’un monde sans pollution (mais non Miss France n’est pas dans mes contacts enfin…), de trois mois de vacances avec leur amoureux et des sous qui vont avec pour en profiter, de m’inviter à prendre un verre, ou encore d’un poney.
En soi ces informations n’ont aucun intérêt, si ce n’est que j’aime bien l’idée d’avoir eu un aperçu de ce qui se passaient dans leurs têtes à un instant donné.
Une photo de leurs envies.
C’est un peu idiot, mais j’aime bien.
Erica Buettner…

Bon.
Je ne suis pas spécialement douée pour parler des artistes que j’apprécie. J’en connais qui font ça très bien, savent raconter, interpeller, attiser la curiosité.
Moi et bien… disons que je pourrais rendre un bouquin fantastique aussi fascinant que l’annuaire.
En braille.
(Oui je sais c’est une capacité incroyable que celle de rendre tout chiant.)
Mais voilà, j’ai découvert Erica Buettner la semaine dernière avec la sémillante MHcestmoi lors d’un showcase « chez Jak » et comment dire… ce serait vraiment dommage de ne pas en parler.
Alors je ne vous cacherai pas qu’en la voyant arriver dans sa robe de jeune fille sage avec sa guitare à la main et son air réservé, j’ai eu un peu peur et puis… et puis, une très jolie voix un peu mélancolique, un folk tout doux qui m’a fait penser à Aimée Mann et qui m’a beaucoup plu.
Alors allez voir par vous-même, la jeune femme est américaine et vit à paris, son myspace est là et il y a quelques photos moisies de la demoiselle par ici.
.
Demain…

Danone nous apprendra à manger un yaourt sans se blesser, Colgate à ne pas avaler de dentifrice en se brossant les dents, Lancôme à viser son cou et pas son oeil quand on se parfume, OPI à se mettre du vernis sur les ongles et pas le menton, Chiquita à éplucher sa banane correctement et la Fédération Française de Curling à se servir correctement d’un balai…
Vous avez hâte pas vrai ?
J’aurais bien fait…
…un billet pour vous parler de mon nouveau chouchou : Julian Casablancas. Cet homme est beau, grand, fort, un peu branleur, et surtout musicien. Bon par contre ce demi-dieu de la cheezy-emo-pop-indé-rockabilly n’a pas encore de barbe. (Oh non la barbe ! [NTD Corbier, mon héros])
Julian, 31 ans [NDT comme moi !], a longtemps eu des problèmes d’alcool [NDT comme moi !] mais a maintenant réduit sa consommation, bien que beaucoup soient encore sceptiques quant à l’ampleur de sa sobriété. Dans une interview de mars 2006 dans le NME, Julian a dit « l’alcool a changé ma façon d’écrire et moi-même, en tant que personne, vous voyez ? Je ne voulais pas avoir l’esprit dérangé 24 heures sur 24 ». [NDT Marions-nous Julian !]
Bon revenons à nos moutons. Je disais que j’aurais bien écrit un article sur le nouvel homme de ma vie… mais un petit lutin a effacé le billet que j’étais en train d’écrire. Du coup il s’est engagé à le réécrire à partir de sa (presque) mémoire photographique. Et c’est juste ce que vous venez (êtes en train) de lire . [NDT ou pas !]
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Edit de balbc: Pour "de vrai", ma note à moi était bien plus drôle et spirituelle tout en restant terriblement pertinente, et ce grâce à une analyse pointue et éclairée de… ahem… je ne suis pas crédible en fait là, si?
Edit (bis) de balbc: Le monsieur a été gravement puni de son acte malveillant et a passé une bonne partie de la nuit dernière dans une position inconfortable à baver sur son fatboy… don’t mess with Karma je vous dis…
Edit (ter) de balbc: Ce featuring de Julian Casablancas avec Danger mouse and sparklehorse, je ne m’en lasse pas.
Fatboy (slim)…
Après un redoutable teasing digne d’une publicitaire slovaque proche de la retraite, je ne pouvais pas ne pas vous faire partager cette fantastique découverte que j’ai faite depuis que je vis chez Alex. Et qui n’a rien avoir avec cette substance qui rend complètement… et déclenche dans votre cerveau une sensation quasi orgasmique qui vous laisse la respiration haletante et les yeux brillants…
Bref, qui n’a rien avoir avec les schokobons.
Non, LA chose féerique et extraordinaire qui emplit mon cœur de joie et de contentement depuis que je cohabite avec Alex est un coussin géant, un FATBOY pour être précise (ou plutôt un BIG G).
Alors il faut bien avouer qu’au début j’étais relativement sceptique quant au confort de la bête et que j’avais un peu de mal à comprendre la raison de cette étrange symbiose Alex/coussin… et puis un soir, alors qu’Alex était parti comme chaque mardi à son club de Mariachi, je me suis assise timidement sur ladite chose.
Et là comment dire…
Une révélation.
Ce coussin géant est simplement MA-GIQUE. Il se prête à toutes les positions/utilisations et, pour une raison que je ne m’explique pas, s’avère être un puissant anti-dépresseur (remarquez là j’ai comme un doute et je me demande si ce n’est pas le Feliway qui a été vaporisé dessus qui me fait cet effet-là…)
En tout cas, une chose est sûre, 2010 sera avec un Fatboy ou ne sera pas.
(Et que la honte et l’opprobre soient sur vous si vous avez soupçonné ne serait-ce que quelques minutes Alex d’être un dépravé bourré de vices qui entraîne les gens dans sa chute et tente de revendre leurs organes à Mexico. Il n’est pas ça, il est juste… différent.)
Edit: si quelqu’un pouvait m’aider à calibrer l’écran de mon portable, ça m’éviterait d’avoir de mauvaises surprises
En vrac…
Tout va un peu trop vite. Pourtant, je reste les deux pieds solidement enchâssés dans une chape de béton qui ne m’autorise aucun mouvement. Mais malgré ça, tout va tout de même trop vite.
Et j’ai le cerveau qui se consume un peu.
Je croyais que les cendres étaient froides depuis longtemps, inoffensives, rangées sagement dans une jolie petite boite ignifugée dans un coin de ma mémoire.
Mais il aura suffi d’une conversation, un souffle léger, à peine le temps d’une inspiration/expiration… pour voir qu’il restait des braises tout au fond de mon cortex, et que tout s’enflamme instantanément.
Et depuis, je crois que mon cerveau brûle, un peu.
Et je ne sais pas comment l’éteindre.
Flash forward*…

Juste que là tout de suite j’aimerais bien pouvoir jeter un petit coup d’œil furtif dans l’avenir… pas longtemps, pas beaucoup, avec parcimonie comme on dit… juste quelques images à imprimer sur ma rétine et à garder dans un coin de ma tête en attendant.
(En attendant quoi au juste ?)
Quand j’y pense, il y a un an je ne savais pas que j’en serai là aujourd’hui, il y a un mois, une semaine non plus, et même hier je dois avouer que je ne savais pas que tout m’amènerait à ce moment précis où j’écris, assise sur mon lit, l’ordinateur sagement posé sur mes cuisses. En un mois mes certitudes sur l’avenir n’ont cessé de changer, jour après jour des portes se sont ouvertes puis refermées, d’autres se sont timidement entrebâillées, et l’étendue des possibilités a encore changé une nouvelle fois.
Alors je voudrais bien… juste un coup d’œil discret sur ce que sera demain, la semaine, le mois, ou l’année prochaine.
Juste pour savoir.
[Et cette photo là, je sais précisément qu'elle a été prise à l'arrache avec mon Canon par Beorn le 19 septembre 2009 à la Lense Printparty. Et je sais précisément que c'est à ça que je ressemblais ce soir-là. Et quelque part, je trouve ça "drôle" de pouvoir fixer ça.]
* (Rien à voir avec la série, désolée… sinon rien à voir non plus mais il n’est ni très français, ni très construit ce post)




