Le petit monde de balbc

le “avant” et le “après”! avant et après quoi? who cares… me contacter: ba_lb_c@yahoo.fr

Archive for the ‘Elle et Lui’


Bloody friday…

Moi : Mon lapin vient de tuer et de manger un papillon!!!
Lui : Je crois que le moment est venu de l’emmener avec toi au labo, histoire de voir ce qu’il a vraiment dans le ventre…
Moi : rhooooooo… il est courageux quand même ce petit truc, je suis sûre qu’il me défendrait en cas d’agression…
Lui : contre une bande de papillons cailleras ou de croquettes loubards, surement oui…
Moi :

Pardonnez lui Seigneur, il ne sait pas ce qu’il dit…
.

:)

Donne-moi ta main…

:)

Le coeur…

 



Lui : qu’est ce que tu te dis ?
Elle: je me demande si il existe des points de non retour…
Lui : sûrement … mais  nous sommes loin d’y être.
Elle: oui sûrement..tu penses que c’est quoi un point de non-retour? tu penses qu’il faut aller jusqu’où?
Lui : je crois que le point de non-retour n’est pas le même pour chacun…
il faut aller jusqu’où son coeur dit d’aller…

c’est stupide comme phrase mais je crois q
ue le coeur est une pompe… d’amour, de joie, de peine…
       
et à un moment, il ne pompe plus … c’est ça le point de non-retour.
Elle: mais jusqu’où faut-il aller? jusqu’à ce que ton cœur ne pompe plus ou jusqu’à ce que ta tête te dise que cela va s’arrêter…
je me demande…
est-ce qu’il ne faut pas parfois faire des choix de raison ?
Lui:  je ne sais pas …
je ne raisonne pas comme ça …
Elle: oui mais quand ton cœur est  trop endolori pour décider…
Lui la raison est une convenance.
Elle: non.
Lui:  si.
Elle:
la raison est parfois de la survie
pour t’arrêter juste avant de te perdre définitivement.
Lui:  le coeur ne se laissera pas mourir …
il n’est pas aveugle …
il a juste une capacité de résistance à la douleur énorme …
et c’est à chacun de gérer la sienne …
la raison ne sert qu’à la bonne conscience .
Elle: je ne crois pas, elle sert à éviter que ton cœur s’épuise jusqu’à ne plus battre…
Lui:  un coeur ne s’arrête pas de battre …
ça, j’en suis sûr .
Elle: le tien probablement pas..
il bat fort
le mien je ne sais pas…
Lui:  le tien continue de battre …
et il ne s’arrêtera pas …
Elle: le mien est plein de fêlures, de crevasses, de cicatrices…
Lui:  et ça ne l’empêche pas de battre …
un coeur se soigne, se reconstruit …
Elle: probablement.
j’espère…
Lui:  ça ne meurt pas.
Elle
: tu ne peux pas savoir à quel point j’espère.

Sens…

(…)

Elle: Je ne veux pas me réveiller seule toute ma vie
Lui: ça ne t’arrivera pas.
Elle: Comment peux-tu le savoir quand moi je ne le sais pas…
Lui: Je n’en sais rien. Mais je le pense. Alors je le dis. Tu ne guériras pas le cancer… je n’en sais rien, mais je le dis.
Elle: Et je ne me réveillerai pas seule. Sans personne contre qui me blottir, sans personne à caresser, sans personne à aimer…
Lui: Je sais.
Elle: Tu sais?
Lui: Je sais parce que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Je ne connais pas le futur. Alors, je sais. Sans savoir. Mais je sais.
Elle: Le futur n’est pas quelque chose qui arrive comme ça. Le futur est ce que nous en faisons. Nos choix, et nos non-choix…
Pourquoi écoutes-tu cette chanson?
Lui: La première fois que je l’ai écoutée, elle m’a fait penser à toi. C’était comme si tu me parlais…
Elle: Pourquoi? Il y a du désespoir dans cette chanson, de la peine…je ne suis pas désespérée…
Lui: C’est beau et triste.
Elle: Mais moi, j’aime !
Lui: Tu aimes ?
Elle: Oui. Je suis vivante, j’aime, je ne veux pas être une fille perdue…Je ne suis pas triste. Ce sont les situations qui le sont parfois…
Lui: Je n’ai pas dit que tu l’étais …
Elle: Mais ces chansons tristes te font penser à moi
Lui: Oui… et pourtant tu ne me rends pas triste … au contraire.
Elle: Vraiment?
Lui: Vraiment.
Elle: Je complique toujours tout…
Lui: Oui mais tu m’aimes comme on ne m’a jamais aimé. Tu m’aimes, moi et pas que le reflet que je te renvoie de toi même.
Elle: Pourquoi aurais-je besoin de ça? Quelque part je sais ce que je vaux, je connais mon prix…
Lui: Vraiment ?
Elle: Vraiment. Je n’ai pas besoin que tu me renvoies une belle image de moi…

(silence)

Elle: Tu sais, si ça ne marche pas ici je partirais essayer ailleurs…
Lui: Tu restes pro, toi …
Elle: Que veux tu que je dise d’autre… personne ne me veut suffisamment pour que je reste, je n’ai pas d’attaches…
Lui: Tu en as. Ta famille, tes amis… ce sont des attaches.
Elle: Oui… mais tu sais ce que je veux dire
Lui: Je sais, oui.
Elle: Ce n’est pas ça qui donne son sens, en tout cas pas pour moi
Lui: Son sens à quoi ?

(…)

les limbes..

(…)

Elle: Je vais probablement arrêter d’écrire, pendant un moment en tout cas…
Lui: Pourquoi ? tu n’as plus rien à dire ?
Elle: Non. Je ne m’y retrouve plus, tout simplement
Lui: ça se tient.
Elle: (sourire) merci du compliment !
Lui: Je dis juste que ta raison est “valable”, ce n’est pas une question de lectorat …
de nombre de visites ..
Elle: non…
Lui: C’est juste que tu n’es plus « dedans » et donc tu arrêtes, ça se tient !
Elle: Je n’aime plus ce que j’écris, je ne m’y retrouve plus.
Lui: Et tu voudrais écrire quoi ?
Elle: Je ne sais pas, je voudrais juste que les mots viennent seuls, qu’ils soient faciles, légers, parce que c’est ce qu’ils étaient avant. Mais là je dois aller les chercher. Et ils se cachent…
Lui: C’est mieux, non ?
Elle: Qu’ils se cachent? non!
Lui: Pourtant, si c’était facile, si ça ne te réclamait rien, ça servirait à quoi ? Tu apprends à te connaître, à te remettre en question, à t’adapter aux autres et à toi, seule là-bas …ce n’est pas facile et ça te coûte. Et ça se ressent dans ce que tu écris… Mais ce n’est pas un problème, juste un moment. Alors si tu dois arrêter, si tu sens que c’est comme ça, fais le. Tu ne dois rien à personne.
Elle: Je me sens morcelée. Je crois qu’il y a de ça, je suis éparpillée, j’ai laissé des bouts de moi à Paris, des morceaux de cœur. Et j’ai du mal à tout rassembler, à me rassembler. Je n’appartiens pas encore à cet endroit et pourtant, c’est évident que je n’appartiens plus à ma vie “d’avant”. Voilà, je suis en transit. Et mon identité aussi.
Lui: Dans les limbes …
Elle: C’est sombre les limbes, non?
Lui: Oui …Mais tu changes, je le sens…Et je ne suis pas sûr que tu aies vraiment envie de récupérer tous les bouts de toi laissés en chemin …à Paris …en Bretagne …dans ce blog…tu mues …te débarrasses de ton ancienne peau …
Elle: Pour aller vers quoi? je ne me sens pas sereine. Je suis pas sûre de ce que je veux et plus sûre de ce que je vaux.
Lui: Mais tu ne peux pas l’être.
Elle: J’ai l’impression de régresser plus que d’avancer et je peine à retrouver l’envie.
Lui: Et si ça n’était plus ton carburant, l’envie ? tu y as pensé à ça ?
Elle: ça l’a toujours été
Lui: Et si c’était autre chose ?


(…)