23/01/2012Les émotifs anonymes
Des larmes.
Des larmes qui roulent sur les joues sans même que l’on s’en rende compte et s’en vont former de petites tâches sombres sur votre pull, des larmes d’émotion, d’empathie, juste parce que “ça parle” et que ça entre en résonance, parce que ça pourrait être moi, parce que ça a été moi.
Des larmes de chagrin devant lesquelles l’adulte s’efface, de tristesse qui colle au cœur comme du goudron, de blessures qui ne cicatriseront sans doute jamais tout à fait et avec lesquelles il faudra composer, indissociables de ce que l’on est. Blessures d’enfant, mal-amour qui vous laisse vulnérable et boiteuse.
Des larmes d’inquiétudes, difficiles à discipliner, grosses larmes brulantes qui se nourrissent de peur et gonflent sous les paupières comme des baudruches… des larmes pleines d’appréhension et de souffrance anticipée, qui vous font poser la main sur le mur pour ne pas trébucher.
Des larmes d’épuisement, silencieuses… des larmes de “trop plein”.
Des larmes qui n’ont pas d’autre vocation que celle d’emporter avec elles toutes ces émotions et de les laisser s’évaporer sur mes joues.
Des larmes.
48h et des multitudes de larmes différentes.
Au final, juste quelques microgrammes de sel sur ma peau.

















j’adore. Simplement.
J’adore.
Alors merci pour ce billet là.
23/01/2012 à 2:12
J’aime ton écriture. J’aime le message.
Et je repense à toutes les larmes que j’ai pleurées.
23/01/2012 à 2:19
Merci d’écrire si bien, tu sembles parler de moi.
23/01/2012 à 8:33
Mais comme elles font du bien, ces larmes… :’)
23/01/2012 à 9:23
(…)
(et c’est tout ce qu’on peut dire, je crois)
23/01/2012 à 13:11
très beau post…
23/01/2012 à 17:41
<3
25/01/2012 à 9:39