25/07/2011Le livre de Joe, Jonathan Tropper.
C’est un livre qui trainait sur mes étagères depuis plus d’un an. C’était le livre “cadeau”, celui qui était offert pour deux livres achetés, le livre que je n’avais pas choisi donc… je me suis décidée à le lire il y a trois semaines, presque par défaut, parce que je n’avais plus rien d’autre à lire.
Je n’ai absolument aucun souvenir des deux livres que j’avais choisis, aucun. Je ne sais pas si ils étaient bien ou pas, si j’ai été déçue ou enchantée… Par contre, je sais que je vais me souvenir longtemps de celui-ci. Je suis assez mauvaise pour transmettre mon enthousiasme et pourtant, pourtant… j’aimerais vraiment réussir à vous dire à quel point ce livre est génial, à quel point je vous conseille de l’acheter, à quel point je l’ai adoré -comme j’ai pu adoré les bouquins de John Irving (dans sa période “le monde selon Garp” moins dans ses derniers bouquins). C’est drôle, touchant, bien écrit, ça prend un peu au ventre et au cœur, c’est cynique et bourré d’espoir à la fois… Bref, vous l’aurez compris, c’est un vrai coup de coeur pour moi.
“Mille neuf cent quatre vingt-six était une bonne année pour être un adolescent amoureux. Le taux de chômage était bas, la Bourse était au top, partout l’optimisme régnait? Nous écoutions de la synth pop joyeuse importée d’Europe: Depeche Mode, Erasure, A-Ha. Les garçons rentraient le bas de leurs jeans délavés dans leur Nike montantes, se tartinaient les cheveux de gel pour se faire des picots et tentaient en vain d’incorporer le moonwalk à leur piètre répertoire de danse. Les filles se crêpaient des mèches avec de la mousse coiffante, arboraient des jupes iridescentes assorties à leur ombre à paupières, des justaucorps en résille asymétriques et à peu près tout ce qu’elles voyaient dans les clips de Madonna. C’était si paisible qu’il avait fallu renvoyer Rambo au Vietnam pour avoir un peu d’action.” page 120.
“J’ai droit à mon premier jet de livre le lendemain matin, aux environs de huit heures. On n’identifie pas tout de suite le bruit que fait un livre en train de voler. Il y a le léger bruissement des pages soufflées par le vent, suivi de l’abrupt “boum !” de l’objet percutant la vitre avant de retomber sur la pelouse. Je m’extirpe du petit sofa avec un léger haut-le-coeur, encore incapable de bien localiser mon centre de gravité tangible, et risque un coup d’oeil groggy à travers la fenêtre, m’attendant déjà à trouver un nouvel oiseau assommé ou réduit en bouillie. Au-lieu de quoi je me retrouve face à mon propre visage souriant d’un air prétentieux sur la jaquette d’un exemplaire grand format de Bush Falls, ouvert face contre terre, le haut de la reliure fraichement cabossé par sa rencontre avec la fenêtre.” page 152
“(…) Wayne me regarde d’un air amusé. “Allons Joe. C’est écrit dans le manuel. Les jeunes gens condamnés par la maladie développent toujours un sens de l’humour pince-sans-rire un rien sarcastique, histoire de mettre tout le monde à l’aise autour d’eux et de montrer le bon exemple de la dignité et du savoir-vivre face à des évènements totalement dégueulasses. Tu ne regardes jamais les téléfilms du câble, vieux ?” “-Non merci. Hétéro, tu te souviens ?” Il rit. “Désolé, J’avais oublié.” page 313
Et le résumé du livre Evène:
“A priori, Joe Goffman a tout pour lui : un quatre pièces dans les quartiers chic de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s’il en pleuvait. Une vie de rêve née deux ans plus tôt, avec la parution de son premier roman ‘Bush Falls’, un best-seller corrosif rapidement adapté à l’écran. Dans ce livre, il évoquait une adolescence passée entre un père et un frère moins préoccupés à l’aimer qu’à marquer des paniers au basket, ses deux meilleurs amis ne trouvant rien de mieux à faire que d’afficher leur relation homosexuelle dans une petite ville de province très conservatrice ! Seulement voilà, ce passé riche en névroses irrécupérables refait surface lorsque le père de Joe plonge brutalement dans le coma. Contraint de courir à son chevet, le romancier, qui n’a pas mis les pieds Bush Falls depuis dix-sept ans, va se frotter à l’hostilité des résidents locaux, bien décidés à lui faire payer ses écarts autobiographiques.


















ça me donne déjà envie! Même si j’ai un tas d’autres livres à finir cet été…
25/07/2011 à 15:34
Oh, c’est rigolo parce que j’ai acheté y’a 1 semaine 2 bouquins d’un auteur que je ne connaissais pas, Jonathan Tropper, donc.
Et j’adore celui que je lis en ce moment (“c’est ici que l’on se quitte”)
Vu comment j’ai aimé, je sens que je vais dévorer le 2eme de lui que j’ai acheté, et je me jetterai donc sur celui ci après! (j’ai tendance à lire tous les livres du même auteur d’un coup, quand j’aime bien..)
25/07/2011 à 15:36
J’ai adoré ce livre également. Profondément humain…
26/07/2011 à 10:14
Je l’ai lu y a quelques temps déjà et j’ai adoré ce bouquin aussi.
26/07/2011 à 10:29
>>> Bao: si tu as des livres à conseiller, je suis preneuse !
>>> Camille: Il n’y a pas de hasard, je vais m’empresser d’aller acheter ses autres livres Je suis comme toi pour le côté monomaniaque (et c’est qui qui a du coup lu TOUS les Jane Austen hein ?)
>>> patacaisse: une très jolie découverte ! j’ai hâte de lire les autres.
>>> Joëlle: Tu as lu ses autres romans ? (et la question faussement innocente qui va avec… Tu ne les aurais pas sur tes jolies étagères par hasard ?)
26/07/2011 à 10:54
j’ai lu “tout peut arriver” qui est pas mal mais plus convenu.
Par contre je l’ai donné au moment du déménagement donc je ne peux pas te le prêter.
26/07/2011 à 11:29
Acheté mais pas encore lu.
Je pense le remonter dans la pile
Et pour ton info, il existe une série qui reprend la même trame que le roman : “October Road”
Est-ce que tu connais?
A bientôt
28/07/2011 à 16:25
Oh, je ne connaissais pas mais ces extraits sont tentants!
Reste à le trouver en V.O. pour plus de plaisir linguistique!
31/07/2011 à 23:11
Voilà je l’ai commencé ce weekend en VO et j’aime énormément! Vraiment, merci pour le conseil! c’est une belle découverte pour moi!
28/08/2011 à 22:19
[...] vraiment vraiment adoré “Le livre de Joe“, c’était un de mes vrais gros coups de cœur littéraire de l’année dernière, [...]
27/01/2012 à 15:56