31/07/2010Pour de vrai.
(Pour de vrai, je ne comprends pas. Pour de vrai, je pleure chaque soir quand la nuit tombe ou presque. Pour de vrai, je me sens boiteuse depuis que je sais, je ne marche plus droit, je ne pense plus droit, je ne respire plus droit. Pour de vrai, j’ai l’impression d’être pieds nus au bord d’un précipice. Pour de vrai, je ne sais plus où aller tellement le chagrin m’aveugle. Pour de vrai, plus j’en apprends et plus je perds de ma substance, de mon envie, de ma couleur, de ce qui me construit. Pour de vrai, je ne comprends pas qu’on mente pendant si longtemps, qu’on trahisse, qu’on joue et qu’on soit prêt à salir pour couvrir ses propres mensonges et trahisons. Pour de vrai, le chagrin me gangrène. Pour de vrai, le fait qu’on m’ait rendu malade sans aucun état d’âme me fait sentir sans valeur. Pour de vrai, j’ai peur d’être brisée. Pour de vrai, j’ai du mal à recoller les morceaux de ce que je suis. Pour de vrai, savoir qu’on a joué avec mes sentiments, mon amour et qu’on m’a gardée domestiquée par des mots et des serments sans valeurs me donne envie de hurler. Pour de vrai, tout ça fait paraitre ces sept petits trous sur mon ventre encore plus intolérables. Pour de vrai, je ne comprends pas qu’on jure sur des choses précieuses et sacrées tout en sachant pertinemment qu’on ment. Pour de vrai, je ne comprends pas qu’on soit près à inventer et mentir pour protéger sa réputation. Pour de vrai, plus j’en apprends et plus je suis malheureuse. Pour de vrai, alors qu’on murmure des mots d’amour et des promesses pour récupérer ce qu’on a mille fois bafoué et sali, j’ai l’impression de mourir un peu. Pour de vrai, je pensais qu’il était sincère et disait la vérité. Pour de vrai, je me sens terriblement seule et malheureuse. Pour de vrai, je pensais que l’honnêteté et la bienveillance étaient les plus élémentaires des attentions à avoir envers les gens qu’on prétend aimer. Pour de vrai, plus je réalise que ma santé, mes sentiments et mon amour n’étaient pas importants et plus je suis terrassée. Pour de vrai, j’ai l’impression d’être anéantie par le chagrin. Pour de vrai, ces quatre dernières années n’auront été que mensonges et trahisons. Pour de vrai, tu m’as fait mal, tu n’en as absolument aucune idée. Pour de vrai, je me bats pour avancer et laisser tout ça derrière moi mais lorsque je ne m’y attends pas, les détails me prennent à la gorge et m’empêchent de respirer. Pour de vrai, je suis entourée de personnes fabuleuses qui m’entourent de leur soutien et de leur amitié. Pour de vrai, je sais que je peux poser ma tête sur leurs genoux quand ça ne va pas. Pour de vrai, c’est sans doute l’alcool qui parle un peu ce soir et fait tomber toutes les barrières que je m’applique à dresser entre le chagrin et moi mais pour de vrai, j’ai peur de ne jamais vraiment m’en remettre.)

















Pour de vrai, tu t’en sortiras.
31/07/2010 à 10:41
Pour de vrai quand on a réussi comme toi dans ce texte à rassembler les briques de la construction effondrée c est que la reconstruction est en cours … En attente du nouveau plan ? … Pour de vrai on dirait qu on serait les constructeurs de nous meme …
31/07/2010 à 10:54
Tu vas retrouver le chemin de la Force, balbc.
31/07/2010 à 11:30
Pour de vrai, après les larmes, le chagrin, le ciel assombri arrive les sourires, le bonheur, et le ciel ensoleillé…
Pour de vrai ces mauvaises expériences permettent de nous construire, même si souvent nous avons l’impression qu’elles nous détruisent!
Pour de vrai laisse toi encore aller un peu (enfin doucement avec l’alcool quand même), et tu renaîtras de tes cendres.
Courage
01/08/2010 à 0:53
Pour de vrai, comme le dit Jocelyne, tu arrives déjà à en parler, c’est que déjà tu es prête à affronter la vie et à te reconstruire. Pour de vrai, pleures toutes les larmes si tu en as besoin. Pour de vrai, après ça ira mieux.
02/08/2010 à 10:09
Pour de vrai, il faut que tu laisses tout ca derriere toi et enfin te tourner vers l’avenir !
Courage ma belle !
On t’aime !
04/08/2010 à 12:26
Merci.
(Pour de vrai.)
06/08/2010 à 8:20