02/11/2009En vrac…
Tout va un peu trop vite. Pourtant, je reste les deux pieds solidement enchâssés dans une chape de béton qui ne m’autorise aucun mouvement. Mais malgré ça, tout va tout de même trop vite.
Et j’ai le cerveau qui se consume un peu.
Je croyais que les cendres étaient froides depuis longtemps, inoffensives, rangées sagement dans une jolie petite boite ignifugée dans un coin de ma mémoire.
Mais il aura suffi d’une conversation, un souffle léger, à peine le temps d’une inspiration/expiration… pour voir qu’il restait des braises tout au fond de mon cortex, et que tout s’enflamme instantanément.
Et depuis, je crois que mon cerveau brûle, un peu.
Et je ne sais pas comment l’éteindre.

















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