Ce soir j’ai décidé de faire quelque chose de terriblement subversif…
Je sais bien qu’en avouant cela je risque de perdre ce qui me reste de sex appeal et l’intérêt d’une grande partie de la gente masculine (l’agent masculin?) mais puisque j’ai décidé depuis quelques jours d’être en harmonie avec le dedans de mon petit être gracieux (mais quand même primitif ), j’assume dorénavant mes goûts…euh… personnels.
Ahem…
Au mieux, je susciterais peut-être un vague sentiment de compassion devant ma misère gastronomique. Au pire, j’essuierais quelques moqueries plus ou moins cruelles et je finirais seule comme un vieux chien borgne et galeux et lépreux et qui s’appellerait Toby.
Ce soir en sortant du labo, je me suis rendue dans le supermarché du coin avec, l’idée en tête de me trouver un plat tout prêt qui pourrait si possible me faire passer aux yeux du monde -en général- et de la caissière -en particulier- pour une jeune femme active et raffinée…
J’ai donc cherché un truc avec du soja dedans, parce que c’est bien connu le soja est un aliment hype … sauf qu’au final j’ai légèrement ripé dans le rayon et que j’ai acheté tout à fait autre chose…
Je crois que c’est à ce moment précis que j’hésite franchement à vous avouer ce que j’ai acheté… mais eu égard à mon blabla des paragraphes précédents sur ma volonté d’authenticité, je peux difficilement tergiverser plus longtemps et vous faire croire que c’était du sopalin.
Donc non, je n’ai pas acheté du sopalin mais plutôt de la choucroute… Voilà, c’est dit. (et je vous sens admiratif devant cette folle liberté dont je fais preuve ici en vous faisant ce genre de confidences…)
Je n’y peux rien, j’adore la choucroute (pour de vrai)…je sais que ça n’est ni élégant ni raffiné mais je n’en ai pas honte…Parfois quand je déprime, j’en achète!!!. Je ne sais pas trop ce que cela signifie et quel traumatisme de ma petite enfance cela révèle mais j’en retire une forme de réconfort.
Voilà, voilà.. .je vous l’avais dit, je suis une femme terriblement subversive…