Another day in paradise…

 

Pardon mais les vacances… c’est par où déjà?

(…)

Edit: je me demande dans quelle mesure  de se faire mordre par une souris qui se cachait derrière un congélateur doit être considéré:

  1. comme un accident du travail (parce qu’elle avait peut-être la rage de la souris cette bestiole… en plus elle avait des petits yeux cruels et elle bavait ce qui, objectivement, ne me parait pas être franchement bon signe…)
  2. comme une redoutable tentative d’éradication des post-docs du labo qui débuterait par moi… et finirait… par moi. (parce que les autres sont malins et vont dans la salle des congélateurs avec des gants et des protège-tibias)
  3. comme une punition divine parce que je n’ai rien à faire au labo un samedi soir à 19h…
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De vous à moi…

[8 Janvier 1835, 1 heure du matin]

 Et qui résisterait à tes adorables lettres, Juliette! Je viens de les lire, de les relire, de les dévorer de baisers comme j’en dévorerais ta bouche si je te tenais là. Je t’aime. Tu vois bien que je t’aime. Est-ce que tout n’est pas là? Oh oui, je te demande bien pardon à genoux et du fond du coeur et du fond de l’âme de toutes mes injustices. Je voudrais avoir là comme tout  l’heure ton pied, ton pied charmant, ton pied nu, ta main, tes yeux et tes lèvres sous mes lèvres. Je te dirais toutes ces choses qui ne se disent qu’avec des sourires et des baisers. Oh! je souffre bien souvent, va, plains-moi. Mais je t’aime. Aime-moi!
Tes lettres sont ravissantes. Ma vie est faite des regards que me donnent tes yeux, des sourires que me donne ta bouche, des pensées que me donne ta journée, des rêves que me donne ta nuit. Dors bien cette nuit. Dors. Je pense que tu t’endors en ce moment. Je voudrais que tu visses cette lettre en songe, et le regard avec lequel j’ai lu les tiennes et le coeur avec lequel j’écris celle-ci. Je te baise mille fois Juliette bien-aimée, dans toutes les parties de ton corps, car il me semble  que partout sur ton corps je sens la place de ton coeur comme partout dans ma vie je sens la place de mon amour.
Je t’aime. Tu es ma joie.

Victor Hugo à Juliette Drouet
Il y a quelques jours je suis tombée sur un très petit livre dans une très petite librairie, c’est un de ces petits livres de la collection Librio… et il rassemble quelques très belles lettres d’amour… des lettres du Marquis de Sade à Madame de Sade, de Sarah Bernhardt à Edmond Rostand ou encore d’Alfred de Musset à George Sand…
Alors je ne sais pas pour vous, mais ces correspondances entre amants, ces déclarations enflammées, ces mots murmurés, ces crises de jalousie fracassantes et ces tentatives d’apaisements… et bien ça touche profondément le côté -sensibleetamoureuseetromanesqueetexcessive- que j’ai à l’intérieur de mon dedans de fille* . 
Ces hommes et ces femmes sont morts depuis des années, des siècles pour certains… des millénaires? (moi aimer toi et bien revouloir du ragout de mammouth… mouais…) et j’aime l’idée qu’il reste des traces de ce qu’ils ont été, de leurs amours, de leurs peurs terribles de se perdre, de leurs passions…
Juliette Drouet a rencontré Victor Hugo en 1833, elle avait 27 ans, lui 31. Ils se sont aimés pendant cinquante ans.

:)
 
 
*En même temps je me demande si je n’ai pas été sévèrement conditionnée par ma mère qui m’a forcée à regarder au moins cinq fois  "Angélique Marquise des Anges" et "Sissi Impératrice"   [oui j’ai eu une enfance douloureuse…]

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Cesse de faire l’enfant…

Je crois que je n’ai compris que très tard les notions de choix et de responsabilités… lorsque je me suis retrouvée seule. Vraiment seule.

Je suis restée en couple très longtemps, un amour de jeunesse qui a duré 13 ans, et avant ça…avant ça il y avait mes parents, qui étaient supposés savoir. Savoir comment les choses allaient se passer, savoir ce qui était bon pour moi…

Ce n’est véritablement que lorsque je me suis retrouvée toute seule dans mon petit appartement parisien que j’ai réalisé que les choix que je faisais, que j’allais faire, je devais les faire seule. Et les assumer seule aussi… C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’être adulte c’était « ça » pour moi, et que je devais faire mes propres erreurs, apprendre mes propres leçons et surtout créer mes propres règles.

La possibilité de décider de ce que l’on va faire de sa vie est précieuse, choisir ce que l’on accepte et ce que l’on refuse, oser se jeter à l’eau, tomber parfois, se relever plus ou moins facilement, essayer de se faire une belle vie… tout ça est inestimable…je sais.

Mais il y a des soirs comme celui-ci où j’aimerais bien me retrouver quelques années en arrière, à l’époque où je n’avais pas à décider de quoi que ce soit… pas longtemps hein ! juste pour me rassurer un tout petit peu, juste pour savoir que je ne suis pas toute seule et qu’il y a quelqu’un derrière moi qui me rattrapera si je tombe…

Il y a des soirs où je n’ai plus envie d’être responsable et où je me dis qu’être adulte, c’est épuisant.

Parfois.


Edit:  Non mais sinon ça va hein! sauf que j’écoute James Blunt en mangeant des yaourts au chocolat et en chantant (le tout sans en mettre partout hein!)… bon en fait ça ne doit aller si fort que ça…

:)

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