Le petit monde de balbc

le “avant” et le “après”! avant et après quoi? who cares… me contacter: ba_lb_c@yahoo.fr

Archive for December, 2007


Christmas gift…

Tous les ans c’est la même chose… à Noël il y a la buche, les cadeaux inattendus, le chocolat et la gastro.

  • La buche, c’est le dessert obligatoire de tout bon repas de fête indigeste… à la crème si possible et avec des petits Pères Noël en sucre qui scient des rondins dessus (même qu’il faut faire attention parce que la scie ne se mange pas et que Dimitri -31 Noël à son actif- ne l’a toujours pas compris).
  • Les cadeaux inattendus, ce sont ces merveilleuses paires de boucles d’oreilles en simili cristal swarovski qu’on vous a offertes…
  • Le chocolat, c’est ce que vous êtes sommée d’apporter depuis que tout le monde sait que vous habitez en Suisse…
  • Quant à la gastro-entérite c’est le cadeau que les enfants de la famille ont fait eux-mêmes (mais avec un dessin hein!) et qu’ils vous ont offert en baladant leurs petites mimines pleines de virus sur votre visage…

J’aime bien les cadeaux des enfants…parce que ça m’empêche de faire des tas de choses trop excitantes et  festives qui seraient extrêmement nocives à mon organisme… si si…pourquoi se gaver de raclette et de fondue au chocolat quand on peut manger du riz violet et des efferalgans à la vitamine C? Pourquoi se faire de yeux de poupées chattes avec sa choupine et aller enflammer le dance floor du Montana quand on peut faire des expériences intéressantes dans un lit* " j’essaie de me mettre sur le côté? ah non…. je crois bien que je vais vomir comme ça… ça tangue trop…"

Y’a pas à dire… j’aime vraiment bien les cadeaux des enfants…

*seule hein!

La pensée du jour?

Pour mon anniversaire, des amis m’ont offert un petit livre "365 méditations sur les voies du bonheur" pour mes jours "de peu"… peu d’inspiration, peu de recul peu de euh… bref… les jours de pas beaucoup!

J’aime bien le côté profond, lucide et pénétrant des citations… surtout parce que je me dis que ces petites phrases ont peut-être été prononcées par des types complètement bourrés dans des soirées thématiques  "lap dance et panier en osier" (si, si… je suis certaine que Jean Jacques Rousseau savait s’amuser lui aussi!), ce qui d’un coup me fait les considérer différemment…

Bref…la pensée de ce 20 Décembre est donc la suivante:

La grâce du bonheur, c’est qu’il est souvent sans raison, quand la douleur en a mille.

Claude Roy

Je ne sais pas à quoi le tient le bonheur mais je peux vous assurer que vous lever à 6h30 du matin pour corriger le rapport (en presque français) de votre étudiante suisse allemande alors que vous vous êtes couchéé à 2h30 n’y participe pas franchement!!!

Ahem…

je vais me refaire un café moi…

Edit: oui j’écoute Daughtry le matin à 7h et non je n’ai pas honte… d’ailleurs je hurle même dans mon appartement "It’s not oveeeeeeeeeeeer"… mais ça j’avoue que je ne sais pas si c’est dû à un enthousiasme subi pour cette chanson ou aux effets secondaires de la déprivation en sommeil…

La bonne étoile…


Ça y est, la page est tournée ! finie cette foutue thèse et tout ce qui va avec… Peu de gens réaliseront ce que ça représente ces 251 pages avec de jolis dessins en couleur ! Même si elles finiront surement oubliées dans un coin de ta bibliothèque entre le closer que tu n’as pas fini de lire (même si tu voudrais quand même savoir si cette multimilliardaire blonde qui vient d’écraser son chien avec sa Ferrari en allant tromper son 7ème mari n’est pas trop triste) et le livre « la poliorcétique au Bélouchistan à l’époque Moghol » qui est comme ta thèse : un gros livre au titre pompeux que peu de gens arrivent (essayent ?) de comprendre. Mais voilà : tu l’as fait ! Toute seule ! Il a dû te falloir beaucoup de volonté et une grosse dose de masochisme ! Mais peu importe les litres de larmes et de sueurs versées… tu l’as fait ! Et quel que soit le crédit que tu donnes à ta thèse, tu peux en être fière ! (…)

Je sais bien que ça ne se fait pas de réutiliser les mots d’un autre… mais dans le fond, je crois que ne saurais pas exprimer les choses de façon plus juste…
Il y a un peu plus d’un an je soutenais ma thèse et je recevais ces mots-là. Je me souviens précisément du moment où je les ai lus…c’était dans le métro, station Pasteur…ce qui est à la fois normal et à la fois un peu ironique…

La semaine dernière c’était au tour de ma jolie Billy de soutenir sa thèse…alors je pourrais dire des tas de choses, dire à quel point je sais que ça a été difficile, dire que je sais les sacrifices nombreux qu’elle a  fait…dire à quel point je suis fière d’être l’amie de cette belle jeune femme… mais je dirais juste que voilà. C’est fait…

Et c’est plutôt bien comme ça.

Félicitation Mademoiselle…

:)

(…)

photo: Beorn

Je crois que ce soir je viens de réaliser qu’il y avait des choses que je refusais… le plus simplement du monde, je les refuse.

Pendant longtemps j’ai pensé que je pouvais tout entendre, je croyais sincèrement que j’avais cette capacité-là, prendre les choses, leur enlever de leur tranchant, de leur coupant, et les polir jusqu’à ce qu’elles soient inoffensives … et puis depuis quelques semaines, je me rends compte que non…

Parce qu’il y a des mots qui me hantent, des mots qui me donnent l’impression d’avoir du verre pilé dans la bouche, des mots qui me disent que je suis cruellement laide, « disgracieuse »… des mots qui me susurrent à l’oreille d’une voix suave quelle serait la honte de marcher à mes côtés, d’être vu en ma compagnie… et ces mots-là me gangrènent, me flétrissent… ces mots me donnent honte de ce que je suis.

Et c’est idiot parce que dans le fond ma valeur, ma « féminité »… je la connais et je sais qu’aussi atypique soit-elle, elle ne s’incarne pas dans des mots destinés à me blesser… Je sais qu’elle se lit dans le regard d’un homme, dans la caresse de sa main sur ma joue, dans son désir de ma bouche, de mes seins et de mes hanches, dans chacun des baisers qu’il pique le long de ma nuque…et pourtant…pourtant.

Jusqu’à ce soir je pensais devoir prendre ces mots, et accepter de me laisser blesser parce que j’avais blessé moi aussi…mais là tout de suite je refuse. Je refuse la malveillance, les mots destinés à engendrer de la souffrance, à humilier et avilir…. Je sais ce que je suis et ce que je ne suis pas. Je sais que je ne serai jamais une gravure de mode, une fille "fashion" qui se remarque en soirée… mais je sais aussi que je n’ai pas à avoir honte de ce que je suis.

Et je refuse de laisser à qui que ce soit le pouvoir de me faire croire le contraire.

Another day in paradise…

 

Pardon mais les vacances… c’est par où déjà?

(…)

Edit: je me demande dans quelle mesure  de se faire mordre par une souris qui se cachait derrière un congélateur doit être considéré:

  1. comme un accident du travail (parce qu’elle avait peut-être la rage de la souris cette bestiole… en plus elle avait des petits yeux cruels et elle bavait ce qui, objectivement, ne me parait pas être franchement bon signe…)
  2. comme une redoutable tentative d’éradication des post-docs du labo qui débuterait par moi… et finirait… par moi. (parce que les autres sont malins et vont dans la salle des congélateurs avec des gants et des protège-tibias)
  3. comme une punition divine parce que je n’ai rien à faire au labo un samedi soir à 19h…

De vous à moi…

[8 Janvier 1835, 1 heure du matin]

 Et qui résisterait à tes adorables lettres, Juliette! Je viens de les lire, de les relire, de les dévorer de baisers comme j’en dévorerais ta bouche si je te tenais là. Je t’aime. Tu vois bien que je t’aime. Est-ce que tout n’est pas là? Oh oui, je te demande bien pardon à genoux et du fond du coeur et du fond de l’âme de toutes mes injustices. Je voudrais avoir là comme tout  l’heure ton pied, ton pied charmant, ton pied nu, ta main, tes yeux et tes lèvres sous mes lèvres. Je te dirais toutes ces choses qui ne se disent qu’avec des sourires et des baisers. Oh! je souffre bien souvent, va, plains-moi. Mais je t’aime. Aime-moi!
Tes lettres sont ravissantes. Ma vie est faite des regards que me donnent tes yeux, des sourires que me donne ta bouche, des pensées que me donne ta journée, des rêves que me donne ta nuit. Dors bien cette nuit. Dors. Je pense que tu t’endors en ce moment. Je voudrais que tu visses cette lettre en songe, et le regard avec lequel j’ai lu les tiennes et le coeur avec lequel j’écris celle-ci. Je te baise mille fois Juliette bien-aimée, dans toutes les parties de ton corps, car il me semble  que partout sur ton corps je sens la place de ton coeur comme partout dans ma vie je sens la place de mon amour.
Je t’aime. Tu es ma joie.

Victor Hugo à Juliette Drouet
Il y a quelques jours je suis tombée sur un très petit livre dans une très petite librairie, c’est un de ces petits livres de la collection Librio… et il rassemble quelques très belles lettres d’amour… des lettres du Marquis de Sade à Madame de Sade, de Sarah Bernhardt à Edmond Rostand ou encore d’Alfred de Musset à George Sand…
Alors je ne sais pas pour vous, mais ces correspondances entre amants, ces déclarations enflammées, ces mots murmurés, ces crises de jalousie fracassantes et ces tentatives d’apaisements… et bien ça touche profondément le côté -sensibleetamoureuseetromanesqueetexcessive- que j’ai à l’intérieur de mon dedans de fille* . 
Ces hommes et ces femmes sont morts depuis des années, des siècles pour certains… des millénaires? (moi aimer toi et bien revouloir du ragout de mammouth… mouais…) et j’aime l’idée qu’il reste des traces de ce qu’ils ont été, de leurs amours, de leurs peurs terribles de se perdre, de leurs passions…
Juliette Drouet a rencontré Victor Hugo en 1833, elle avait 27 ans, lui 31. Ils se sont aimés pendant cinquante ans.

:)
 
 
*En même temps je me demande si je n’ai pas été sévèrement conditionnée par ma mère qui m’a forcée à regarder au moins cinq fois  "Angélique Marquise des Anges" et "Sissi Impératrice"   [oui j’ai eu une enfance douloureuse…]

Cesse de faire l’enfant…

Je crois que je n’ai compris que très tard les notions de choix et de responsabilités… lorsque je me suis retrouvée seule. Vraiment seule.

Je suis restée en couple très longtemps, un amour de jeunesse qui a duré 13 ans, et avant ça…avant ça il y avait mes parents, qui étaient supposés savoir. Savoir comment les choses allaient se passer, savoir ce qui était bon pour moi…

Ce n’est véritablement que lorsque je me suis retrouvée toute seule dans mon petit appartement parisien que j’ai réalisé que les choix que je faisais, que j’allais faire, je devais les faire seule. Et les assumer seule aussi… C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’être adulte c’était « ça » pour moi, et que je devais faire mes propres erreurs, apprendre mes propres leçons et surtout créer mes propres règles.

La possibilité de décider de ce que l’on va faire de sa vie est précieuse, choisir ce que l’on accepte et ce que l’on refuse, oser se jeter à l’eau, tomber parfois, se relever plus ou moins facilement, essayer de se faire une belle vie… tout ça est inestimable…je sais.

Mais il y a des soirs comme celui-ci où j’aimerais bien me retrouver quelques années en arrière, à l’époque où je n’avais pas à décider de quoi que ce soit… pas longtemps hein ! juste pour me rassurer un tout petit peu, juste pour savoir que je ne suis pas toute seule et qu’il y a quelqu’un derrière moi qui me rattrapera si je tombe…

Il y a des soirs où je n’ai plus envie d’être responsable et où je me dis qu’être adulte, c’est épuisant.

Parfois.


Edit:  Non mais sinon ça va hein! sauf que j’écoute James Blunt en mangeant des yaourts au chocolat et en chantant (le tout sans en mettre partout hein!)… bon en fait ça ne doit aller si fort que ça…

:)