16/10/2007Kovac, Carter et moi…
J’avais envie de faire une note légère sur mon séjour à l’hôpital de la semaine dernière, envie de raconter des bêtises parce qu’il faut bien avouer que malgré la situation, j’ai trouvé relativement drôle d’être soignée par des médecins qui ressemblaient étrangement à ceux de la série Urgences. J’avais envie de raconter le TR (oui oui… putain…) du presque Dr Kovac, les explications du presque Dr Carter sur le fait que “je pouvais mourir dans d’atroces souffrances/ou être sérieusement handicapée /ou les deux dans l’ordre que je voulais mais que c’était très mais alors très très rare et que c’était comme ça avec les opérations… on ne pouvait jamais rien garantir…”
J’avais envie de raconter tout ça, parce qu’il y a quand même eu un moment de flottement où je me suis demandée si j’étais bien dans un hôpital et pas sur le plateau d’une série télé… mais en fait non.
Parce que ce qu’il reste de cette semaine passée à l’hôpital c’est avant tout un sentiment de peur. Parce que j’ai VRAIMENT eu peur là-bas, que je me suis sentie vulnérable et terriblement seule. Parce que cette opération touche à quelque chose d’intime, à ma féminité et à la possibilité d’être un jour mère… Je commence à me connaitre, je sais que j’ai tendance à exacerber les choses négatives et que ça dépose souvent un voile de pessimisme qui grise tout ce que je regarde… mais la possibilité aussi infime soit-elle que je ne puisse pas être mère me glace et me retourne les entrailles*.
Voilà.
Sinon ça va hein…
* ça ou alors les instruments qu’ils ont laissé dans mon ventre quand le réalisateur a crié “coupez, la scène est bonne! “

















Courage ! C’est tout ce que je peux te dire, mais cela vient du fond du coeur.
16/10/2007 à 17:10
Tu vois, pendant ce temps là, les autres continuent de publier des notes insipides… C’est quand je lis ce genre de note que j’hésite à continuer mes salades.
Bisouilles
16/10/2007 à 19:18
pensée pour toi, take care
17/10/2007 à 3:50
Quand on vient chez toi, on te retrouve tjs (très bien) vêtue de ton humour et de ton auto-dérision, installée dans de ton fauteuil de second degré.
Bien sûr, on se doute, on devine ce qui se cache sous ces vêtements. Les courbes de ton être, tes cicatrices, tes petits défauts et tes grandes qualités, comme autant de taches de vin et de grains de beauté…
Et parfois, comme là, tu te découvres, te met à nu, nue.
Et c’est juste touchant, juste juste.
17/10/2007 à 11:18
>>> Olivier Goujon: merci! c’est tout ce que je peux dire aussi…
>>> Mandor, (mon) Président de la FAPM: je suis la première à raconter des salades … c’est juste que là cette Peur m’a violemment claquée au visage et que je n’ai rien pu faire pour qu’elle s’en aille…
Bisouilles aussi!
>>> Aodai: je le promets Mademoiselle la FAPMienne Londonienne..
>>> LudoFJ: ouch! touché… en tout cas merci pour ce joli commentaire, je vais rajuster mon peignoir et je reviens…
17/10/2007 à 19:14
Tu es magnifique. Exacerbe ton côté magnifique. S’il te plait…
19/10/2007 à 19:36