Rester devant, ne pas entrer, contempler les jolies boites sagement empilées, poser mes deux mains à plat sur le verre froid, approcher mon visage tout près, voir mon souffle chaud former des petits nuages sur la vitrine froide, dessiner un cercle du bout du doigt, ne pas rentrer, en avoir terriblement envie mais ne pas entrer, justement parce qu’on en a terriblement envie, sentir qu’on peut contrôler, domestiquer l’envie, se repaitre de cette impression qu’il y a au moins une chose que l’on peut contrôler, s’éloigner de la vitrine, se dire qu’on reviendra… et qu’on sera certainement moins sage.
Et que ce sera bien aussi.
Dieu que je suis contente que ce week-end en demi-teinte soit terminé…Autant j’aime les samedis au lit, pelotonnée sous la couette avec un bon livre et la perspective (illusoire) de pouvoir faire des tonnes de choses… autant je déteste les dimanches soir et le spleen qui les accompagnent invariablementJ’essaie pourtant de composer mais le sourire que j’ai aperçu dans le miroir de la salle de bain ressemblait décidément trop à une grimace…
En même temps, la bonne nouvelle c’est qu’Halloween approche…
ce matin j’ai violemment envie de confiture à la banane…
intéressant pas vrai?
Ça pourrait être parce que mon esprit brillant, affûté et génial a eu une fabuleuse idée qui pourrait devrait va sauver le monde, rendre invincible notre système immunitaire et conduire à l’annihilation de tous les méchants virus pas beaux qui nous pourrissent l’existence…Ça pourrait être parce que j’ai un train ou non… un avion (bien plus glamour) à prendre pour une quelconque destination exotique où je dois partir me reposer…Ça pourrait être parce que je ressens le besoin impérieux de lire un essai de Soren Kirkegaard sur « la mort, l’enfance sacrifiée, le vide et les stickers »… parce que c’est bien connu, je suis une grande intellectuelle qui aime bien lire des livres …
C’est curieux comme le hasard arrive parfois à remettre sur votre route des gens que vous aimez profondément mais que vous avez perdu de vue pendant un long moment… des amitiés ou des amours forts de vos “vies d’avant”…. J’ai souvent l’impression d’avoir eu plusieurs vies, celle de jeune femme pétrie de certitudes, de convictions, sur le point de se marier… celle de nouvelle célibataire naïve ascendant” je n’ai connu qu’un seul homme dans ma vie, ah les relations amoureuses c’est le Vietnam? ah je ne suis pas un petit bonbon? (copyright ninnin)”, celle de thésarde plus vraiment certaine de savoir quoi faire de ce joli diplôme, celle de femme désespérément amoureuse de deux hommes… …
…
Réveil difficile ce matin…excès d’alcool mélangé à un excès de tout… et une phrase qui résonne encore dans ma tête "Tu as passé suffisamment de temps dehors. Entre."
Ce matin, je me dis qu’il serait peut-être temps d’être un peu sage et de prendre de bonnes résolutions, de sortir de la torpeur des derniers mois. Et de la tristesse aussi.
On respire… parce que cette jolie chanson découverte chez Dame Célinette est remplie d’émotion, et qu’elle me parle terriblement!
Enjoy…
Moi aussi je veux bien en manger du beurre!!!!
et du salé même!!!(avec de la baguette fraiche et des macarons Ladurée et des glaces Berthillon et…)
Puisque je vous le disais…
Les suisses sont parfois cruels…
Arghhhhh…..
(…)Edit: je me demande si je ne devrais pas me balader avec une pancarte “Et moi j’aime les tartines… nous sommes faits pour nous rencontrer!”
Ce matin, j’ai eu envie de t’appeler, il était très tôt…il faisait encore nuit… j’ai juste eu envie de sortir de la tiédeur de mes draps, d’avancer à tâtons dans l’obscurité, les yeux encore plein de rêves, dans cet état de semi-conscience que j’aime tant, celui dans lequel je suis juste bien, celui dans lequel je n’ai pas peur.
Ce matin, j’ai eu envie de tendre la main vers le téléphone, de composer ton numéro et de te ramener avec moi. J’ai eu envie d’entendre ta voix lorsque je te réveille, un peu désarmée, encore pleine de sommeil.
Ce matin, je crois que j’avais juste envie de t’entendre sourire au téléphone…
(…)
XX/XX/XX

