C’est curieux comme le hasard arrive parfois à remettre sur votre route des gens que vous aimez profondément mais que vous avez perdu de vue pendant un long moment… des amitiés ou des amours forts de vos “vies d’avant”…. J’ai souvent l’impression d’avoir eu plusieurs vies, celle de jeune femme pétrie de certitudes, de convictions, sur le point de se marier… celle de nouvelle célibataire naïve ascendant”
je n’ai connu qu’un seul homme dans ma vie, ah les relations amoureuses c’est le Vietnam? ah je ne suis pas un petit bonbon? (copyright ninnin)”, celle de thésarde plus vraiment certaine de savoir quoi faire de ce joli diplôme, celle de femme désespérément amoureuse de deux hommes… et là, celle de jeune post-doc expatriée en Suisse, le coeur et le corps encore un peu meurtris mais le regard résolument tourné vers l’avant…
Au cours de toutes mes micro-vies, j’ai eu la chance de rencontrer de beaux êtres humains, de très belles personnes… des amitiés douces ou flamboyantes, souvent hautes en couleurs, souvent totalement décalées, souvent complexes. Des c(h)oupines qui sont là, tout le temps et sans conditions.
Et puis parfois, les liens se sont petits à petits déserrés…étiolés… souvent de mon fait, souvent parce que j’étais prise dans une espèce de tourbillon absurde, centrée sur le triste et le gris… et aussi souvent parce que je n’osais plus tout simplement. Je n’osais plus appeler, revenir après ce long silence pointer le bout de mon nez (long lui aussi).
Alors, lorsque comme ce matin je trouve un mail dans ma boite aux lettres, un mail d’une personne qui a beaucoup compté, qui compte beaucoup…et qui reviens vers moi, un sourire sur les lèvres et de la tendresse dans les mots … je me dis que je suis bien idiote et qu’il serait temps de cesser de compliquer les choses sans arrêts!
Il n’y a dans le fond aucune pseudo-raison qui soit valable pour ne pas saisir son téléphone et dire aux personnes qu’on les aime, qu’on pense à elles… que ce soit au bout d’une semaine, d’un mois ou d’un an!