Le petit monde de balbc

le “avant” et le “après”! avant et après quoi? who cares… me contacter: ba_lb_c@yahoo.fr

Archive for September, 2007


Humeur du soir…

Il y a des soirs ou des matins où on se réveille en se disant “putain je ne suis vraiment qu’une sale petite conne naive et candide”, il y a des soirs ou des matins où on se retourne un tout petit peu sur soi, où on jette ne serait-ce qu’un regard par dessus son épaule et où on prend en plein visage le fait qu’on s’est trompé… un chouette retour de boomerang qui décapite proprement.
Il y a des soirs ou des matins où on réalise qu’on n’a pas fait les bons choix, pas accordé sa confiance et son affection là où on aurait dû…
Il y a des soirs ou des matins où on se rend compte que certains sont en carton! certes plein de mots magnifiques, de jolies couleurs de paon… mais qui ne résistent ni à la pluie, ni au soleil et encore moins au temps. En carton. Tout simplement.
Il y a des soirs ou des matins où on fait avec mais il y a aussi des soirs ou des matins où ça vous saute vraiment au visage et où faire semblant, et bien on ne peut plus.
Il y a des soirs ou des matins où on s’aperçoit qu’on a peut-être négligé ceux qui comptent, les discrets, les silencieux…

Putain… il y a de ces soirs et de ces matins….

Au Bar de l’Univers…

« Maintenant j’ai envie de te demander : que fait-on ? Où va-t-on ? Moi je ne sais pas, mais j’ai envie de suivre, de te suivre. C’est carrément insensé. Je le sais bien. Mais je ressens quelque chose de trop fort, trop puissant, pour ne pas m’y soumettre. Je veux, pardon… j’ai besoin de te toucher à nouveau, de te goûter à nouveau. Je veux…pardon, j’ai besoin de poser mes mains sur toi, mes lèvres sur toi, mon corps sur le tien. »
« Dis-moi quand. Dis-moi où. J’y serai »
Thomas relut encore. Corrigea encore. Et hésita, encore. Envoyer ? Ne pas envoyer ? Se dévoiler ? Se cacher ? Parler ? Se taire ?
« Oh ! et puis merde ! »
Il l’envoya.

Benoît Luciani - Au Bar de l’Univers

Il y a quelques mois, j’ai fait un rêve étrange. J’étais dans ma chambre, blottie sous ma couette, et il me semble bien que j’étais en train de dormir. Pour je ne sais quelle raison, j’ouvrais doucement les yeux et je découvrais Benoît assis sur mon lit à côté de moi, en train de manger une banane… Il faut croire que ça ne me perturbait pas tant que ça et que je trouvais même ça relativement normal puisque que je lui souriais gentiment et que je me rendormais, confiante…
Plus qu’une indication sur la nécessité de consulter rapidement un analyste et de manger des fruits, j’avais pris ce rêve comme un message me disant « hey oh Marlène…tu en parles quand du livre? » Et puis j’ai attendu… parce que je ne sais pas raconter. Parce que ce Monsieur est un Monsieur que j’apprécie singulièrement et que j’avais peur de ne pas rendre justice à son livre… parce que je voulais « bien faire » … et que dans le fond, si je suis honnête, je suis bien meilleure quand il s’agit de geindre, de me lamenter sur mon sort et soliloquer sur MoiMasouffranceMonexilMonlapinsuicidaireMonâme
esseuléematrazzzzzz… le tout accompagné, si possible, de chansons dépressives .

Bref…

Et puis j’ai réalisé que le prochain livre de Benoît « Mise à mort » allait sortir prochainement et que je n’avais toujours pas parlé du Bar de l’Univers… alors que j’ai aimé ce livre. Je crois que j’aurais du mal à vous en parler sans faire des dizaines de détours et de cafouillages alors je vais lâchement recopier une partie de la couverture:
“Une fin de journée, comme une parenthèse qui se ferme et une autre qui s’ouvre. Des destins qui s’enchevêtrent sans se rencontrer, des vies qui se font et se défont, emprisonnées dans leur propre univers. Un bar qui accueille quatre couples à l’heure des choix décisifs. Des futurs qui se scellent autour de quelques verres. Combien de fois le fil de notre destin a-t-il croisé celui d’inconnus sirotant à nos côtés ? Le Bar de l’Univers, c’est l’improbable rencontre entre huit personnages qui se côtoient sans se voir, le temps d’un apéritif. Huit personnages à la fois originaux et tellement banals, comme chacun d’entre nous. Ce soir-là, au terme d’une journée riche en émotions, leur vie changera, car ils seront amenés à faire des choix. Choix d’accepter l’autre avec sa différence, de saisir une opportunité, de subir ou de changer le cours de leur vie…”

Il m’aura fallu du temps pour comprendre qu’il n’y avait pas «le bien » d’un côté et « le mal » de l’autre et que les gens n’étaient ni bons ni mauvais… Il m’aura aussi fallu du temps pour comprendre qu’être perpétuellement dans le jugement, toute pleine de certitudes et de principes inflexibles était certes rassurant… mais n’avait dans le fond pas grand-chose à voir avec la réalité.
Oui, il m’aura fallu du temps pour ça… et puis je crois qu’il m’aura aussi fallu réaliser ce que j’étais capable de faire, derrière ma gentille petite image bien proprette…
Je crois que Benoît sait ça depuis longtemps. Et son livre parle des Hommes, de leurs choix et de leurs non-choix, de leurs espoirs, de leurs fêlures, de leurs petites lâchetés ordinaires … mais toujours sans jugement. Et même si c’est un peu idiot, je crois que nous/je sommes/suis un peu tous ses personnages…

Il y a de l’Humain dans ce livre. Et chez Monsieur Luciani aussi. Beaucoup.

Euh voilà… sinon?

Sinon, je crois que je vais bien…

:)

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Edit: photos © FAPM