Parenthèse alcoolisée: ce soir…
Ce soir, je suis rentrée. Je n’ai pas allumé la lumière. Je suis restée dans la pénombre… Je ne voulais pas voir que tu n’étais pas là, que tu n’étais plus là… J’ai simplement refusé de voir les stigmates de ton passage ici. Je me suis déshabillée doucement dans le noir et j’ai frissonné lorsque mes pieds nus ont rencontré le carrelage glacé…Je suis allée dans la chambre et je me suis glissée sous la couette … J’ai fermé les yeux. Je les ai fermés fort et j’ai fait comme si… comme si tu étais là en train de dormir paisiblement à côté de moi. Et il m’a presque semblé sentir ta respiration profonde et régulière tout contre ma nuque, et le poids de ton bras endormi sur ma poitrine… Pendant l’espace d’une seconde j’ai eu l’impression que tu étais là… Mais les draps sont restés froids et j’ai eu beau tendre la main, elle n’a pas rencontré ta tiédeur… Parce que dans le fond, de toi…il ne reste rien… une tasse à café vide dans l’évier que je me refuse à laver, un ticket de bus, un vieux journal oublié sur la table basse… Je me suis retournée, j’ai enfoui mon visage dans l’oreiller et j’ai respiré profondément… j’ai essayé de retrouver ton odeur d’homme, j’ai essayé de retrouver un peu de toi.
Ce soir, j’ai peur que ton odeur s’efface, que tout s’efface… le souvenir de tes mains dans mes cheveux, de tes lèvres qui caressent les miennes, de ton regard accroché au mien…
Ce soir tu n’es plus là… et j’ai froid.
Et j’en crève de ce froid.
(…)
September 11th, 2007 at 6:43
Ohhh que je te comprends…Parce que parfois une rencontre nous permet de mieux se connaître.. Parce que parfois un regard, un sourire pansent.. Parce que parfois ce qu’on reçoit n’apparaît qu’avec le temps… Parce que parfois un rire complice, un regard tendre restent gravés.. Parce que parfois on passe trop loin de l’essentiel, trop prés du futile et trop vite sur le possible.. Parce que parfois on a le cœur qui boite un peu, le rire à fleur de larmes, la tendresse pas consumée et la révolte pas consommée.. Parce que tout ca et malgré le goût amer du temps qui fuit, je caresse aujourd’hui l’espoir que tout est possible et que quelque part quelqu’un m’attend…Parfois, juste parfois et en fermant les yeux très forts avec mes mots-silence dans mon grand lit froid mon cœur commence à y croire.. Et c’est tout le mal que j’espère pour toi….CAPRI.
September 11th, 2007 at 10:17
Tres joli billet. Je pense qu’on à tous vecu ce genre de moment dans nos vies. Ce genre de moment est dur à vivre… J’espere que ton lit va se rechauffer prochainement!
September 11th, 2007 at 11:09
Ma Valentine…
September 11th, 2007 at 11:30
Je ne sais pas ce qui est mieux… Avoir une présence qui se ressent encore dans l’oreiller ou de ne pas avoir eu de présence du tout…
On penserait alors qu’il ne manquerait rien, que ce serait plus facile, mais en fait c’est pas vrai, le vide est là aussi quand on rabat ses draps.
Je t’embrasse ma suissesse, fort.
September 11th, 2007 at 13:48
Oullaaa ca prends un tours très dramatique tout ça, alors juste pour rire. Rappelle-toi quand il pétait au lit, tu apprécieras mieux ce parfum (minidou) qui s’en dégage.. A défaut d’avoir sa chaleur t’as le parfum qui avait disparu. ..CAPRI
September 11th, 2007 at 16:00
Capri, tu as une manière toute particulière de faire prendre un tour très classe à ce qu’on est pas obligé de trouver dramatique. Pour moi, ce post est juste touchant.
Du manque aux flatulences, il y a de nombreux pas que tu sautes avec l’agilité et la grâce d’un hippopotame.
Pour un peu, tu m’aurais fait rire. Mais non.
September 11th, 2007 at 16:59
L’absence est une notion très compliquée à analyser : c’est un passage entre deux mondes, un endroit froid et sec peuplé de figures cauchemardesques. Bizarrement, après, il y a la lumière. Toujours (si on le veut ainsi).
September 11th, 2007 at 17:18
…Oouupss..so sorry..
“Why worry, there should be laughter after the pain
There should be sunshine after rain
These things have always been the same…So why worry now”..(D. STRAITS)…CAPRI
September 11th, 2007 at 18:33
heu… arrête de boire ? nan hein ?
September 11th, 2007 at 19:05
trés jolie déclaration d’amour. Bravo. Si tu veux le faire craquer, fais lui parvenir !
September 11th, 2007 at 20:04
Peut-être que, par moments, le plus dur est de sentir que l’autre est parti avec des bouts de soi.
Le ou la traquer dans les draps, dans les tremblements de ses propres mains devenues inutiles, dans les mots des autres, c’est finalement se chercher soi, et se perdre chaque fois un peu plus.
Je pense que l’expression “recoller les morceaux” doit désigner le fait de se reconstituer soi-même, non ?
L’avantage de l’alcool, ou de toute autre substance, c’est que cela brouille nos propres frontières, ça rend le puzzle moins tranchant.
Le hic, c’est que cela ne peut pas durer…
September 11th, 2007 at 22:01
Bordel de merdé.
C’est ce que je te dis toujours bois pas seule Zebrafish, bois pas seule bordel, même de la Suisse en dauphin (skype), on peut trinquer…
Mais l’adage marche aussi avec les femmes ma belle, un de perdu et des oreillers écrasés, des tasses de café retrouvées à la pelle…
Et princesse que t’es, ma belle, t’auras l’embarras du choix, alors souris poupette, reprends du poil de la bête (!), réponds aux mails, regarde droit devant, et avance nom d’une fellation.
Je t kiff Zebrafish (désolé j’assume mal ma trentaine)
September 12th, 2007 at 19:07
Je ne sais jamais bien quoi répondre quand j’écris une note de ce genre (pas parce que je n’ai pas déssaoulée hein!), j’aime bien vous lire, j’aime bien essayer de deviner des petits morceaux de vous et de vos histoires dans les commentaires, j’aime bien vos points de vues différents, vos façons de réagir, vos petites caresses sur la tête en guise d’encouragements (j’aime moins vos coups de pieds au cul par contre bizarrement)… mais y répondre… je crois que c’est trop “difficile”…
*mode guimauve larmoyante OFF*
[sinon Capri… la somme convenue est déposée sur un compte ici en suisse… par contre tu pourrais me faire un prix pour le forfait commentaires quand même!!!]
September 13th, 2007 at 5:01
hhiihihii…”la maison ne fait ni de crédit, ni de forfait tout est payable à la ligne. As-tu vu un grand restaurant faire un menu?.. Mais dit donc, tu te crois où???!! hhhihii…Peut-être j’ai été touché(ce qui est rare puisque je n’ai jamais coché la case sensibilité) ou que je me suis reconnu un peu (mais juste un peu, mais vraiment un tout pti peu) Pourquoi tu ricane.hein??!!…hihihii)..Plus sérieusement j’aime partager ces ti’moments intimes mais pas jouer au consolateur, peut être parce que je veux croire que ce n’est pas des moments de faiblesses mais de vérités…vvvoili , voilouuu….CAPRIS
September 14th, 2007 at 13:41
bon, même si je ne l’aime pas, dis lui de revenir immédiatement, je n’aime pas te voir comme ça !
September 17th, 2007 at 17:45
Tu as tout dit.
September 19th, 2007 at 2:03
OUPSSS…fôte d’ortho..j’etais…