Le petit monde de balbc

le “avant” et le “après”! avant et après quoi? who cares… me contacter: ba_lb_c@yahoo.fr

Archive for May, 2007


Where is my mind…

Where is my mind ? Voilà ce qui retentit dans ma tête ce matin au réveil…et alors que je suis debout sur mon balcon en train de regarder les montagnes et le lac, les Pixies à fond dans l’appartement à 7h du mat’ (oui oui Mme R…. le chœur des Tyroliens borgnes c’est juste celle d’après), buvant à petites gorgées un café qui me brûle les doigts et la langue (j’aime bien lorsqu’il brûle le café…et que j’y laisse quelques papilles), et bien voilà, je me pose la question… Where is my mind ? je ne sais pas…ma vie est compliquée en ce moment, l’expatriation est plus difficile que ce que je pensais, parce que même si c’est la Suisse et qu’on y parle un français bucolique à base de « ou bien », de « ça joue », de « c’est monstre bien » (huh ?!!) et bien ce n’est pas la France, ce n’est pas Paris et mes « gens » me manquent parfois si douloureusement que ça me couperait presque la respiration…

Pourtant je crois que je vais bien, en tout cas que je crois que je ne vais pas mal… Etrange cet état d’entre-deux, où vous pouvez passer d’un bonheur intense à une souffrance terrible en l’espace de quelques heures…

Je n’ai rien de spécial à dire, et pourtant je ressens ce besoin viscéral de venir ici. D’être là. Même si c’est pour y être silencieuse, même si c’est en pointillés, comme pour m’assurer que le pont entre vous et moi existe toujours, et que je pourrais traverser dès que j’en ressentirai le besoin…

Dans le fond, lorsque je dis que je n’ai rien à dire c’est un peu faux… j’aurais au contraire tellement à vous dire, tellement à vous raconter de ce que je vis en ce moment, de ce que je ressens…
En ce moment, j’ai des envies de douceur, des envies de me réveiller dans la tiédeur du corps d’un homme, d’être prise dans ses bras et de pouvoir enfouir mon visage dans cet espace si délicat qui existe entre la clavicule et le cou… depuis quelques temps j’ai réalisé avec effroi que j’avais aussi des envies d’enfants (saleté de crise hormonale?) . Alors pas maintenant. Pas tout de suite. Mais le fait est que je n’avais jamais eu ce genre d’envie auparavant… A vrai dire, mes contacts avec les enfants sont en général assez catastrophiques… il faut dire aussi que je suis la « tata » qui les emmène passer 2 heures au Musée de l’homme ou à la Cité de la Science, qui leur offre un livre FAN-TAS-TIQUE d’expériences scientifiques à réaliser à la maison…ahem… je ne sais jamais trop comment leur parler ni de quoi leur parler…

Et puis là, je ne sais pas… j’ai envie que “ça” soit une réalité un jour pas trop lointain et pas seulement quelques mots sur un écran d’ordinateur…

Tenant par une oreille son lapin en peluche, mon petit ange vient poser sa bouille songeuse et inquiète sur mes genoux. Sa respiration ou plutôt ses inspirations sont irrégulières, comme gênées par une série de pensées trop lourdes. Je caresse ses cheveux et romps le silence :

- Quelque chose te tracasse ma douce ?
- Aujourd’hui je me suis faite grondée et je n’aime pas ça
- Comment ça ? Tu as fait une bêtise ?
- Mais non justement ! J’ai vu Baptiste voler une gomme super moche…alors j’ai dit que c’était pas bien devant tout le monde et il m’a traitée de sale crâneuse cafteuse qui pue des pieds !
- Ce n’est pas se faire gronder ça tu sais
- Oui je sais ! mais la maîtresse a dit que c’était pas bien de rapporter
- C’est vrai que ce n’est pas beau de rapporter
- Je ne comprends plus rien aux règles des grands
- Quelles règles ?
- Ben il parait qu’il faut jamais mentir et toujours dire ce qu’on pense.

Oui, je crois que j’aimerais assez….

Voilà…un long post pour ne pas dire grand chose…Ah si, je vous souhaite une bonne journée.

Pardon, pardon, pardon…


Je sais bien qu’en faisant ça je me décrédibilise totalement…moi et mes chers collègues chercheurs… des années de Téléthon, de campagnes d’informations pour expliquer pourquoi il est tellement important de donner de l’argent à lARC, la Ligue contre le cancer et la FRM pour rien…mais voilà, quand je découvre ça sur mon bureau en rentrant d’un séminaire incroyablement passionnant sur la régulation de la réponse immunitaire innée… je ne peux pas m’empêcher de glousser comme une dinde… parce que bon quand même …on est vraiment cons parfois…

Par contre ma voisine de bureau qui est fan de “Hello Kitty” a nettement moins rigolé…allez savoir pourquoi…


pub-les-nuls-des-sious-a-l-arc
envoyé par macfly67

Petite…

Humeur du matin…

(Circus, c’est mieux là non?)

:)

Encore.

Humeur du matin…

A l’avenir, penser à:

  1. ne pas mettre son iPod à fond lorsqu’on est en pièce de culture avec le bruit des hottes qui ronronnent…
  2. ne pas chanter en même temps, persuadée (mais pourquoi bordel?) qu’il n’y a personne d’autre dans la pièce “j’aimerais écrire des mots d’amour, parce que parler c’est pas mon fort…j’aimerais écrire des mots d’amour, les faire jaillir de mes trois accords…”
  3. ne pas se retourner pour aller mettre les boites de culture dans l’incubateur
  4. si vraiment obligée de se retourner, faire comme si on n’avait pas vu les deux italiens qui vous regardent les bras croisés avec un grand sourire…ahem…
  5. nier! toujours nier… (”Chanter moi? Daniel tu délires enfin… passe moi la pénicilline au lieu de dire des âneries!”)

(…)

Chardonnay 0 : Léoapinou 1

Je crois que Léopinou a un problème d’alcool…et un sérieux ! disons que je ne suis pas bien sûre que ce soit normal qu’il ait bu du Chardonnay…du mauvais qui plus est ! Alors j’avoue que je me pose vraiment des questions… est-ce parce qu’il était tout guilleret le coquinou et qu’il voulait fêter joyeusement son retour avec moi en buvant un p’tit verre… ou est-ce qu’il a cherché à provoquer un coma éthylique pour oublier?
Parce que franchement, si vivre avec moi pousse un lapin à l’alcoolisme…je ne sais pas ce que ça donnera avec un homme !

(…)

WWF

Ce matin en me levant…je me suis aperçue qu’il y avait une ou deux choses que je ne comprennais toujours pas…je crois que les anciens locataires de mon appartement ont voulu me laisser un message…une sorte de legs spirituel…une façon de me sensibiliser aux problèmes d’environnement, de sauvegarde des animaux en voie de disparition et de déforestation…le problème c’est que j’ai encore du mal à appréhender pleinement la portée de leur message…et le choix du support !
Je refuse de croire qu’ils avaient juste une vrai goût de chiottes… (sans mauvais jeu de mot hein !). En attendant de trouver des questions à mes réponses, je me suis inscrite au WWF (pas la ligue de catch… je vous vois venir…)

Bande son de cette matinée, et parce que je suis une fille particulièrement zen…

Bon, en fait ça m’a plutôt crispée ces conneries…alors hop hop hop :

Humeur du matin…

Sèche tes larmes, renifle un bon coup…pas grave si tu as l’air d’une gosse, si tu pleures recroquevillée sous la douche, si tu as le nez rouge, les yeux rouges, les joues rouges…si le sol est jonché de kleenex, si tu ne te nourris que de toasts grillés parce que tu dis qu’il n’y a rien d’autre qui passe…pas grave tout ça…

Relève le menton…voilà comme ça…un peu plus haut encore…sois fière, ne baisse pas le regard, tu n’as pas à baisser le regard…enlève ces mèches qui te tombent dans les yeux, tu n’y vois rien… voilà…

Respire!

ça va?

tu es mieux là non?

Plugged…

Tout à l’heure dans le bus, j’ai repensé à une drôle de rencontre que j’ai faite l’été dernier…je partais rejoindre ma sœur à Dijon pour quelques jours, elle avait besoin que je sois là et moi j’avais besoin d’être avec elle… Je me souviens être montée dans le TGV, avoir envoyé un sms à une amie en lui disant « pourvu que ce soit un beau jeune homme qui s’assoie à côté de moi… », et puis un homme est monté et s’est installé, et moi comme une gourdasse j’ai ré-envoyé un sms en disant « pas de chance, c’est un gay de 60 ans qui lit Public…et en plus son chien me lèche les doigts de pieds ! »

Et pourtant cette rencontre est l’une des plus jolies rencontre que j’ai pu faire…nous nous sommes parlés pendant tout le voyage. Il m’a parlé de sa séropositivité qu’il avait depuis plus de 30 ans, du fait qu’il n’avait jamais rien mis de côté en prévision du moment où il serait vieux parce que justement, vieux, il pensait tout simplement qu’il ne le serait jamais. Et qu’il mourrait bien avant. Il m’a raconté ses histoires d’amour malheureuses et moi je lui ai raconté les miennes, enfin…la mienne. Ce qui est étrange, c’est que j’ai pleuré avec cet étranger, et lui avec moi…je ne sais pas…c’est comme si un lien très fort s’était créé entre lui et moi, alors un lien certes très éphémère…mais très fort tout de même. Je me souviens lui avoir parlé du doute dans lequel j’étais plongée face à cette thèse que j’écrivais, de la peur que je ressentais face aux choix que j’allais devoir faire…arrêter la recherche ? partir en post-doc ? en France ? à l’étranger ?

Et puis, nous sommes arrivés à Dijon et j’ai vu sur le quai de la gare ma sœur qui m’attendait, les yeux remplis de larmes. Nous nous sommes prises dans les bras, lui est resté quelques secondes un peu indécis je crois, comme si il attendait quelque chose, et puis il m’a fait un sourire un peu las et il est parti avec son petit chien lécheur de doigts de pieds rejoindre la foule des gens qui s’engouffraient dans les escalators…

Je regrette de ne pas lui avoir donné mon numéro de téléphone, mon nom…au final je ne sais rien de lui, juste qu’il habitait Montmartre et que nous avons partagé un peu de nos vies tous les deux…

(…)