Grace Kelly….
Quelqu’un aurait vu mon boa à plumes?
Quelqu’un aurait vu mon boa à plumes?
Cette nuit le sommeil n’a pas voulu de moi. Alors, j’ai décidé que je ne voulais pas de lui non plus. Je me suis levée, j’ai pris mon ordinateur, l’ai mis sur mon lit, et me suis assise devant…j’ai posé mon menton sur mes genoux, entouré mes jambes de mes bras et, j’ai pensé à vous.
Un café…
Je me suis dit que vous me manquiez, que là tout de suite, j’aurais aimé vous voir, vous toucher, vous prendre dans mes bras, je me suis aussi dit que vous n’apprécieriez pas spécialement que je vous appelle à 2h du mat pour vous le dire…et puis je n’étais pas certaine que l’excuse du décalage horaire fonctionne! Alors, pour vous avoir un peu avec moi, j’ai regardé ces petits films de vous…
Deux cafés…
J’ai relu cette longue lettre que tu m’as envoyée, je l’ai reçue hier matin…J’ai eu l’impression de t’entendre me les murmurer à l’oreille ces jolis mots plein de tendresse, plein d’espoir, j’ai eu l’impression que tu étais là.
Trois cafés…
J’ai regardé une nouvelle fois Eternal Sunshine of the Spotless Mind, je trouve ce film magnifique, poétique…Je me sens un peu Clémentine…Je me suis mise à avoir le nez qui piquait dès les premières minutes du film…C’est mauvais signe ça un nez qui pique…en général ça s’accompagne de buée dans les yeux…
Si on m’en offrait la possibilité, je me demande si j’effacerai certaines choses de ma mémoire…certaines histoires d’amour qui m’ont ont laissé plus de désillusions et d’amertume que de jolis souvenirs. Et, finalement, je me dis que non. Parce que j’ai le sentiment qu’elles ont toutes joué un rôle bien précis, comme si chacune d’entre elles avait eu pour but de m’enseigner quelque chose, et de me préparer à la suivante.
Quatre cafés…
Un contact dans la nuit. Une présence bienveillante. Il m’envoie cette photo, me dit “désolé de l’avoir détruite”, je lui dit qu’il ne faut pas, que je l’aime beaucoup… Une conversation nocturne, des phrases justes…et des mots qui apaisent.
Après?
Après le sommeil a bien voulu m’ouvrir les bras…et je m’y suis lovée avec gratitude.