Le petit monde de balbc
Archive for February, 2007
Parenthèse alcolisée -Impératif-
Accepte.
Accepte de partir, accepte de jouer et de perdre, accepte d’être infiniment malheureuse puisque tu as été infiniment heureuse et que chaque chose a un prix. Réalise que c’est juste. Accepte que les choses ne se passent pas comme tu aurais voulu qu’elles se passent, accepte de ne pas tout contrôler. Accepte qu’il faille parfois se laisser regarder, caresser du bout des doigts et que ça puisse en valoir la peine. Accepte les rencontres inattendues, accepte que ce soit curieux, joyeux, tendre, doux et douloureux à la fois, accepte que cela te donne des frissons dans le dos et des sourires qui s’accrochent sur le coin de tes lèvres. Apprends. Apprends de tes erreurs, ne recommence pas sans fin…apprends aussi que les choses ont une fin et que tu auras beau essayer de traverser la foule à contresens, tu auras beau faire de grands mouvements de bras dans le vide, te battre contre ta propre ombre ou la terre entière tu n’y pourras rien, alors laisse-toi aller, laisse toi glisser, apprends à savoir quand il faut renoncer à se battre, quand il faut décrisper les poings et lâcher prise…
Ne reste pas silencieuse, ne sois plus en colère, accepte tes incohérences, accepte d’avoir terriblement besoin des gens, accepte tes failles, accepte d’être effrayée et reprends-toi juste après, autorise toi à pleurer dans le noir comme une enfant parce que tu as peur et que tu as mal, n’aie pas peur d’avoir peur.
Ne crie pas dans le vide, ça ne sert à rien de crier dans le vide. Fais confiance. Fais-toi confiance. Crois. Ecoute. N’aie pas peur d’aimer, accepte l’idée qu’on puisse t’aimer aussi, ou au moins essaye juste d’y penser…comme ça doucement…. Avance, avance, avance, ne regarde pas derrière toi des larmes plein les yeux… ça ne sert à rien et d’ailleurs tu n’y vois rien avec toutes ces larmes. Accepte de ne pas savoir comment les choses se passeront. Choisis, assume tes choix.
N’aie pas peur du vide. N’aie pas peur d’être seule.
Tout ira bien tu verras…
(…)
Tonight is the night…
Bon en fait…en vrai c’est plutôt ça!
(…)
Quel héros de film es-tu?
Oui mais en même temps…ça ne veut rien dire du tout hein! c’est comme les horoscopes…Et puis c’est biaisé, il n’y a que des hommes! Parce que je suis sûre que si il y avait eu des héroines de films et bien j’aurais plutôt été…euh…Scarlett O’Hara, la princesse Léia ou Bambi*…je ne sais pas moi mais pas une psychopathe!
voilà voilà…
euh…lapin?

| Hannibal Lecter : 77% |
| Tony Montana (Scarface) : 76% |
| James Bond : 74% |
| Batman / Bruce Wayne : 71% |
| Indiana Jones : 70% |
| Eric Draven (The Crow) : 70% |
| Jim Levenstein (American Pie) : 70% |
| Maximus (Gladiator) : 70% |
| Néo (Matrix) : 68% |
| Schrek : 59% |
| Yoda (Star Wars) : 58% |
| Forrest Gump : 57% |
Petit quizz vu chez L-Tz!!!
*si, si, Bambi est une fille!
humeur du moment…
ouééééééé ![]()
FAPM: la familia…
J’avais déjà eu un contact troublant la semaine précédente avec un de leurs membres, le Fishturn comme ils l’appellent… et j’avais bien senti qu’il me jaugeait, qu’il me testait.
Et puis les contacts se sont répétés…des échanges de courriers qui fusaient dans ma boite aux lettres…Et la curiosité qui était là. Dévorante.
Alors, quand ils m’ont demandé de leur donner un extrait de casier judiciaire, mon passeport, mes radios dentaires, mes relevés d’achats chez Secret Dessous…je l’ai fait…
Quand ils m’ont demandé de leur prouver que j’avais mon brevet des 50 mètres et que je pouvais aller récupérer dans le fond d’une piscine un mannequin lesté de plomb …je l’ai fait aussi. Quand ils m’ont demandé de me filmer en train de découper (disséquer ?) une dinde (non non je ne pense à personne en particulier…) et de leur envoyer la bande, je me suis exécutée… (C’est juste quand ils m’ont demandé de me couper le petit doigt que j’ai un peu tiqué la quand même…)
Et mardi, j’y suis allée…Je suis entrée dans le restaurant et ils étaient tous là, le Président Mandor, Benoît, le poisson…j’ai demandé où était Dorothée…on m’a dit qu’elle avait un « travail » à terminer et qu’elle arriverait plus tard…
Et aujourd’hui je sais.
Membres fondateurs ou nouvelle recrue de la FAPM comme la belle Mesuline, le courageux 4Largo ou encore l’habile LudoFJ…nous ne sommes pas là par hasard. Nous avons été choisis pour nos capacités particulières. Je ne peux parler pour les autres…et de toutes façons, on ne parle pas de ces choses là hors de la « famille » mais je peux néanmoins vous dire que je n’ai pas été choisie pour Léoapinou (encore que…).
Nous avons quelque chose à faire.
Et nous avons déjà commencé.
(…)
Il y a des journées comme ça…
Je ne sais pas mais j’aime assez cette sensation, alors qu’importe si je n’en connais pas vraiment les raisons, si je ne sais pas combien de temps cela va durer… Cette journée est une de ces journées qui vous accrochent un sourire sur le visage, où vous avez envie de vous étirer comme un chat, de faire le gros dos en poussant de petits soupirs de contentement*, une journée où, -si vous saviez le faire et si vous ne craigniez pas de passer pour une pauvre fille en phase avancée de dépression- vous auriez presque envie de ronronner, une journée où vous regardez rêveusement Léoapinou dévorer vos DVD du seigneur des anneaux sans rien dire…sans même hausser un sourcil.
Une journée qui vous fait envisager les choses avec une sérénité qui n’avait pas pointé le bout de son nez depuis bien longtemps…et ça c’est plutôt bien!
Edit: j’adore cette chanson d’Emiliana Torrini que j’ai découverte grâce à Baptiste…je l’écoute en boucle moi maintenant… (merci Baptiste)
* toute ressemblance avec une note publiée sur un autre blog ne serait que pur hasard…
Et si…
Et si je sortais profiter de ce magnifique soleil, de cette douceur qui est dans l’air, de ces arbres que je vois commencer à bourgeonner, et si je m’aérais comme aime tant le dire ma mère? pfff…pas envie…
D’ailleurs, et si je l’appellais ma mère, pour savoir comment elle va, pour l’entendre me raconter les dernières péripéties de Safran, Maya, Gribouille, Pat, Joséphine, Manou, Grisou 2 ou 34 je ne sais plus bien, pour l’entendre me dire qu’elle ne se fait AU-CUN souci pour moi et que tout va bien se passer? bah nan…
Et si je faisais un truc intelligent comme, voyons, me renseigner pour un garde-meuble à Lyon, la location d’un véhicule, un appart à Lausanne des volontaires pour m’aider à déménager en Suisse, l’adresse d’une cellule de soutien psychologique pour fraîche expatriée en suisse? hein hein… nan…
Tiens, et si je regardais la révision de mon papier, si je réfléchissais à la manière dont nous allons leur répondre, si je planifiais les manips pour la Petite (Petite, je t’assure que ce n’est pas compliqué!!)? (soupir) …
Et si je faisais de la biblio sur mon prochain sujet de recherche alors? ah bah ça…non plus…
Et si j’arrêtais de ne pas répondre au téléphone quand on m’appelle? …ahem…
Et si je m’habillais au lieu de rester sur mon lit dans cette serviette de bain depuis des heures? non plus…
Et si j’arrêtais de juste penser aux gens, si je les appellais plutôt pour leur dire que je les aime et que je pense à eux…parce que jusqu’à preuve du contraire c’est encore le meilleur moyen pour qu’ils le sachent non? oui mais bon…
Et si je regardais Pirates des Caraïbes 2 avec Léoapinou, vautrés tous les deux dans mon lit en mangeant un McDo dégeu???? ouéééé! youpi! youpi!
Je vous jure…il y a des fois où ma misère intellectuelle et morale me désole profondément…
Edit: Bon sang, ça veut dire qu’il va falloir que je m’habille moi….euh…il ne livre pas chez McDo, si?
23:00- 02:00
Un verre, puis deux puis trois.
Un bar puis un autre.
Des mots virtuels puis une présence réelle.
Il y a parfois de drôle de poisson que l’on est heureuse d’avoir rencontré en vrai… (diablement*?)
Quoi le Seigneur Sombre des Ténèbres Obscures???? et oui….
* ça s’est une référence à euh…mon emploi parfois hasardeux des adverbes…bon rien laissez tomber…
Victor Hugo…
Vendredi soir, dans la salle du Théâtre des Variétés, ça m’a parlé…et donné envie de relire Les Misérables…
(…) Le grand acte tout ensemble politique et chrétien par lequel la révolution de février fit pénétrer son principe jusque dans les racines mêmes de l’ordre social, fut l’établissement du suffrage universel, fait immense, fait capital, événement considérable, qui introduisit dans l’Etat un élément nouveau, irrévocable et définitif…
Certes (…) cela fut grand…(…) Mais le côté efficace… du suffrage universel… Le côté efficace, politique, profond du suffrage universel, ce fut d’aller chercher dans les régions douloureuses de la société… l’être courbé sous le poids des négations sociales, l’être froissé qui, jusqu’alors n’avait eu d’autre espoir que la révolte,…et de lui dire : Vote ! ne te bats plus !
Ce fut de rendre sa part de souveraineté à celui qui, jusque-là, n’avait eu que sa part de souffrance ; ce fut d’aborder, dans ses ténèbres matérielles et morales, l’infortuné qui, dans l’extrémité de sa détresse, n’avait d’autre arme, d’autre ressource, d’autre défense que la violence, et de lui retirer la violence, et de lui mettre dans les mains, à la place de la violence, le droit…
Le suffrage universel… à ceux qui seraient tentés d’être récalcitrants, dit : Avez-vous voté ? Oui ! Votre droit est épuisé ; tout est dit. Quand le vote a parlé, la souveraineté a prononcé. Une fraction ne peut pas et ne doit pas défaire, ni refaire l’œuvre collective ; vous êtes citoyens, vous êtes libres ; votre œuvre reviendra, sachez l’attendre. En attendant parlez, écrivez, discutez, contestez, enseignez, éclairez-vous, éclairez les autres. Vous avez à vous aujourd’hui la vérité, demain la souveraineté ; vous êtes forts. (…)
Et en effet, méditez ceci : Il y a un jour dans l’année où celui qui vous obéit se voit votre pareil, où celui qui vous sert se voit votre égal, où chaque citoyen, entrant dans la balance universelle, sent et vérifie, pour ainsi dire, la pesanteur spécifique du droit de cité, et où le plus petit fait équilibre au plus grand
Il y a dans l’année un jour où le manœuvre, le journalier, l’homme qui porte les fardeaux, l’homme qui gagne son pain à la sueur de son front, juge le sénat, prend dans sa main durcie et ennoblie par le travail tous les pouvoirs, les ministres, les représentants, le Président de la République, et se dit : La puissance, c’est moi !…
Il y a, dis-je, dans l’année un jour où le plus faible sent en lui la grandeur de la souveraineté nationale, où le plus humble sent en lui l’âme de la patrie ! (…)Victor Hugo,
Discours sur le suffrage universel », 20 Mai 1850

